Hérod., 1. I, S 179. Insciip. G et insc. E et p
2. Ce bas-relief, éminemment, intéressant en ce qu'il reproduit dans tous ses détails une forteresse identique à celle de Suse (fig. 101, 102 et 120), comprend un fossé, un parapet d'escarpes et trois enceintes. On découvre au centre du parapet d'escarpe un premier escalier qui permettait de prendre terre et d'atteindre la porte de l'avantmur. Un second escalier, situé à gauche du premier, mène du niveau de la fausse-braie au niveau du chemin de ronde de l'avant-mur et h la porte de la deuxième enceinte. Située à droite de cette baie et signalée par deux mùts, s'ouvre une des portes de la troisième enceinte.
L ACIIOIJOLE DE SLSE.
La hauteur de la muraille de Babylone comptée du niveau du sol est inférieure de 7 mètres à la dimension correspondante des ouvrages susiens (fig. 101). mais dépasse de 13 mètres l'enceinte de Dour-Charyoukin (p. 178).
Ces différences s'expliquent aisément.
L'empâtement considérable de la fortification babylonienne permettait ce surcroît d'élévation sans autoriser les ingénieurs à atteindre la hauteur de murailles qui reposaient, comme celles duMemnonium, sur une plate-forme continue.
Les bas-reliefs assyriens, quoique très nombreux, ne donnent aucun détail nouveau sur les enceintes simples ou multiples, mais illustrent avec une naïve et précieuse sincérité les textes poliorcétiques.
Les parapets crénelés correspondant au couronnement de l'escarpe, de l'avant-
IIG. 93. — ATTAQUE ll'lINE PORTE. — TllAVAUX DE SAPE ^BOTTA, KllOnubad).
mur, de la muraille et parfois d'une troisième enceinte (fig. 92 et 124), s'alignent et se profdent dans l'ordre déjà décrit (fig. 56, 38, 63, 68, 82, 90, 92, 93, 118, 125, 131, 132). Les tours des boulevards successifs, sauf les exceptions motivées par la présence des portes (p. 137 et 240), découpent exactement les courtines antérieures et postérieures (fig. 82, 92, 100, 124), — les exceptions à cette règle sont motivées par la présence des portes (fig. 92, 93, 130, 131, 132), — les donjons, toujours reliés au tracé, élèvent leur tête pyramidale au-dessus des remparts (fig. 93, 94, 125).
Les casernes (E) placées par Hérodote (p. 186, note 1) et les textes chaldéoassyriens (p. 185, insc. C; p. 186, insc. D) au sommet des murs de Babylone; par Appien', sur les murs de Carthage et découvertes sur le chemin de ronde des