CARTE ETHNOGRAPHIQUE
DE LA SUSIANE et dos Etats limitrophes (VIII^S'^^ A.J.C.)
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J>resse par DiAjîlafi>r
ARYENS
le l'arsoua et, le Manna'. Plus tard Sennachérib lit la j^uorrc à un allié du roi d'Élam, au roi du pays de Parsouach : « Lui l'Élamit*' dont j'avais pris et ruiné les villos dans ma précédente campagne au pays d'Élam, ne put me pardonner dans son cœur; il accepta les présents des Babyloniens; il réunit ses troupes, ses chars et ses chevaux; il appela à son aide de nombreux alliés, les pays de Parsouach, {VAtnan, de Pachiroii, cVË/l/pi, les peuplades de Yasan, de Lakapri, de Harzounou, les villes de Doummouqou,... et tous ensendde prirent la route du pays d'Accad'. »
Les assyriologues t'ont dériver de la même racine les mots Parsoua, ParsDiiach et même Parson employés respectivement par Salmanazar II, Sennachérib et les scribes babyloniens de l'époque des Achéménides pour désii;ner, le premier une contrée mal dé- Unie, limitrophe de la Médie occidentale, le second un pays inconnu, et le troisième la patrie des Achéménidi's, c'est-à-dire le Fars. Mais tandis que tous laissent le Parsoua au nord dil'Élam, quelques-uns veulent que le Parsouach et\e Parsou ne soient qu'une seule et même province, la province du Fars.
Si je ne me range pas à l'idenlilicalinn pi'oposée du Parsouach et du
Fars, c'est (jue les pays de Parsoua et de Manna traversés par les armées d'Achchoui-, avant d'atteindre la Médie, s<' ti'ouv.'ut sur la seule route de caravane qui relie la vallée du haut Tigre à l'Atropaténe, et correspondent par conséquent au sud de rXrdihui et au nord du Lorislan, encore habité par des Aryens très dolichocéphales. A mon avis, les Parsouachs de Sennachérib seraient les héritiers directs des Parsouas de Salmanazar II et les ancêtres des Loris de race aryenne signalés par la mission au nord des plaines de Suse (lig. 3, I et 5).
J'ajouterai que la ville de Suse, l'alliée des Parsouachs, infiniment éloignée
1. Obelisiiiie, 1, 119, et Sargoii, Iiiscriplioii des Fastes, 1. 49. Dans celle inscripl.ion deux rois de Manna soiil nommés l'un Dayoukkou « Déjocês >. et l'autre liagdatti « Bagadàta », litlér. : donné par le dieu Bag. Ces deux formes sont essentiellement aryennes.
2. Cylindre de Taylor, col. o, 1. 2o et suiv. Viiir (;(/'.. |i. O'i.