IDENTIFICATION DES FLEUVES DE LA SLSLXNE
loin est la Kissie, où, sur le fleuve qui est le Choaspe, est bâtie la ville de Suse '. » « On compte quarante-deux parasanges jus(|u'au Choaspe, quil faut traverser en bac et sur lequel la ville de Suse est bâtie '. »
Le Choaspe et riJulaï, quoique charriant les mêmes eaux, étaient donc, le premier un fleuve et le second une dérivation artificielle, fleuve et dérivation (ju'il faut bien se garder de confondre.
L'identification du Céfidroud et de rOroatès n'est pas moins certaine.
Néarque nous a laissé un itinéraire très exact de son voyage le long des côtes de l'Inde et de la Perse. D'après lui l'Oroatès serait le plus grand fleuve de la région et se jetterait dans le golfe à 2000 stades de l'embouchure du Pasitigris et à 3000 de l'embouchure du Tigre dans les marais (voir sup. p. 4, note I).
Le Céfidroud remplit seul cette triple condition.
Telles étaient les grandes mailles d'un réseau hydraulique que complétaient de nombreux canaux, dont les berges sont encore apparentes quoique le lit soit comblé depuis bien des siècles.
On cherclKM'tiit vainemenl un ensemble de cours d'eau mieux approprié à la culture et à la navigation.
Cette merveilleuse contrée, qui eût fait pâlir la renommée de la Terre Promise si les Hébreux l'eussent devinée, esta peu près morte pour l'historien. On foule sous les plissements du sol les traces de villes si bien pulvérisées qu'elles se confondent avec la terre d'où elles naquirent; on devine la grandeur évanouie des maîtres du Memnonium, mais le passé de l'Élam se cache encore derrière des brumes épaisses.
C'est donc chez les Assyriens, les Perses et les Grecs que j'irai quêter des renseignements; quand il s'agira de la géographie, je les compléterai par un examen direct du sol et des races.
FHi. 2.
JEUNE FII.LE IIE CIIII'.AZ.