Esdras, IV
qui assignent à ce groupe nomade les mêmes relations politiques qu'aux Susiens ;
y Que les marches oriental(\s de l'Habardip ou tout au moins quelques tribus amardiennes furent détachées de l'Anzan-Sousounka avant l'avènement de Cyrus pour être annexées au patrimoine des Achéménides à la même époque que l'extrême sud des Zagros et la zone côtière dont il vient d'être parlé ;
4° Et enfin une nouvelle preuve de ce fait annoncé par les Grecs ' : qu'il existait de profondes affinités de race entre les Scythes, les Saces, les Massagètes, les Cadusiens et les montagnards anzanites, affinités que l'anthropologie découvre aujourd'hui entre les habitants du Mazendéran et les Bakhlyaris, arrière-neveux des anciens riverains de la Caspienne et des Hapartips^
Les Grecs qui arrivaient de Sardes traversaient, dès leur entrée dans les Etats des rois de Suse, un pays montagneux habité par des trilnis koussies ou kachchies^ de la même famille anthropologique que les Mardes et les Uxiens. Le nom de ces tribus servit d'abord à désigner l'entier royaume susien ; mais quand l'état-major d'Alexandre eut appris la géographie de la Perse, le mot de Kissie tomba en désuélu(i<' et fut remplacé par Cossée, qui ne s'appliqua plus dès lors qu'au territoire des Cosséens ou Koussis, situé à l'extrême nord de l'Anzan-Sousounka.
La dernière province susienne dont le nom nous soit parvenu est le Nimè * nu Nimnia. Sa situation se déduit de son nom. Nimma, dans la langue des vieux C-haldéens, s'appliquait à la monarchie que les Assyriens et tous les Sémites désignèrent plus tard sous le nom d'Elam (terres hautes). Il est donc à supposer que le Nimma était l'extrémité de la corne nord-ouest des monts Zagros, extrémité par laquelle s'établissait le seul contact immédiat de l'Anzan-Sousounka et de laChaldée.
L'adoption du qualificatif sémitique « Élam » répond à une cause du même ordre. Habitués à entrer chez les Susiens par les passes de Kirmanchahan et les frontières de Zagros, les Assyriens désignèrent leurs ennemis du sud-est sous un qualificatif géographique bien approprié au pays et les nommèrent les Élamites, c'est-à-dire les habitants des terres hautes, les montagnards.
Ola est si vrai qu'Esdras ^ distingue les Élamites des Susanéchéens, c'est-à-dire les habitants des terres hautes, des habitants des plateaux de la Suside, et que dans la géographie de Strabon l'Elymaïde doit s'entendre du Loristan, tandis (jue la Suside correspond à la région de plaines qui environne la capitale.
JNimè ou Nimma, Koussi, Hapartip ou Habardip, Houssie, seraient donc les
i. Sup., p. 13, 18, 32 et noies.