‹ L'Acropole de SuseChapitre 29 sur 171 · Stralion, 1. XV, S -i · texte numérisé non relu

Stralion, 1. XV, S -i

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IDENTIFICATION DE LANZAN.

SULSOLNIvA.

L'accord ries documents est saisissant. Tous accusent, sous des formes diverses et authentiques, le dualisme de la monarchie susienne.

ne. yj. — AUIIÉE SbSlENM-:.

Sousounka s'applique sans conteste aux plaines voisines de Suse, à la Siiside de Strabon, au pays des Susanéchéens d'Esdras. Où doit-on placer rAnzan?

Némésis de Phidias, taillée ilans un liloc de marbre apporté parles Perses sur le champ de bataille île Mai-alliou, tenait un vase de sa main franche. Des Elliiopiens étaient sculptés sur la panse. C'étaient sans demie des Siisicns de la fiarde royale. Pansanias, Altiqai's, ch. 33.

Si les inscriptions géographiqnt'S des briques de Suse énumèrent dans l'Anzan- Sousounka l'Houssi, l'Hapartip, la Koussi, le Nimè, donl la situation ne fait pas question, le mot d'Anzan n'apparaît isolé que dans les textes rupestres de Malamir '.

Anzan, ville ou contrée, était d'ailleurs bien connue de l'antiquité assyrienne.

Le Patesi Goudéa s'empara de la ville d'Anzan du pays d'Élani".

Anzan paraît à deux reprises dans le recueil des Cuneif'orm Inscriptions of Western Asia, une fois sans commentaire, puis (WAI, D, pi. 47, 18, cri) accompagné de cette note : « pays d'Ëlam ^ ».

Sennachérib, énumérant les alliés du roi d'Elam, cite les pays de Parsouach, d'Afîzan, de Pachirou, d'Ellipi, les petites peuplades d'Yasam, de Lakaprie, de Harzounou et de nombreuses villes de la basse Chaldée *.

On connaît trois textes, aujourd'hui célèbres, où Cyrus et ses aïeux sont traités par les Babyloniens >< de rois du pays d'Anzan ^ ».

Enfin j'ai cité une phrase de l'inscription de Bisoutoun où il est parlé des tribus perses du pays d'Anzan ^

Tels sont les faits. Quelles déductions est-il légitime d'en tirer?

1° De même que Sousounka, Anzan serait une désignation |)artitive dont on aurait tort de vouloir faire un équivalent exact du mol assyrien Élam.

J'en prends à témoins le titre donné à (iyrus par les scribes babyloniens, cpii eussent qualifié ce prince de roi d'EIain s'il eût régné sur tout l'Anzan-Sousounka, le peu d'état que ces historiens grecs font du père de Cyrus, le titre des rois de Suse, les inscriptions de Goudéa, de Sennachérib et la Bible. Le t(>xte géographique assyrien ne saurait prévaloir contre des affirmations aussi formelles; il n'a pas d'autres significations que les abréviations suivantes : " Galles — Angleterre » ou « Valais — Confédération Helvétique », usuelles dans l(>s dictionnaires. Le sens est parfaitement clair.

D'autre part, comme Suse et les plaines circonvoisines occupent le nord-ouesf de la Kissie, on est forcé d identifier t Anzan arec le sud-est, F est et le nord du royaume,

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