Tablette de Xabouhtinid
4. Sur les trois documents que j'ai cités, le ti(re de roi d'Anzan n'esl donné à Cyrus que dans la partie dr son règne qui précède sa victoire. C'est le tilir i|u'il hérite de ses aïeux les rois d'Anzan, opiiosé aux titres qu'il conquiert.
b. Jérémie, vers l'an 59b iXLIX, § 34), propliélise la ruine d'Élain. Puis il annonce iiu'l'.lani sera délivre ([iielijucs années plus lard.
ANZAN.
quelquos années sous la domination des Assyriens, puis le colosse s'efl'ondra (625), et les tribus anzanites — Niniè, Koussi, Hapartip, Houssi — reconquirent une indépendance que, depuis, elles n'ont guère aliénée. Avec le lien fédéral disparut bientôt le nom de la confédération.
FIG. 33. — P0nTR4[T 1)E C V li U S d'aPHÉS LE BAS-HEI,IEI' DE M EC H H E U-M O 11 n C » B .
Au retour de mon premier voyage en Perse j'étais déjà porté à identifier TAnzan avec une partie de la Susiane et à faire de Cyrus un prince perse et un Achéménide '. Les (b'ux ans que je viens de passer en Susiane ne me permettent guère de
1. Dieiilafoj-, Art initiijiic de la Perse (1884), Moiel, Oditeur, i"^ partie, p. 06 ù o'J et notes.
cliang(M' d"avis, en ce sens que jo considère toujours Cyrus et ses ancêtres comme des chefs perses aryens et achéménides ayant régné sur une partie de l'ancien* territoire de l'Élam. Les fouilles de Suse et l'étude directe du pays m'autoriseront seulement à être plus précis. De même que je vois aujourd'hui dans l'Anzan pro|)i('-
FiG. 34. — POnTi;AiT dk cvr.is iif.ssive d'ai'UÈs \\iiiieV
meni dit un(^ grande division territoriale comprenant (ou/e lu chaîne des Zayros et Ions les niontagnards hrachycéphales, je limite h^ patrimoine dt» Cyrus on Axzan- Pcrsc à la faible partie de VAnzan-Élamite qui corresijond au\ districts modernes de Vezdkluist, léclid, Dèhhid, Mechhed-Mourgah ; cl je le prouve jvoii' les cartes .
.l'ai montré combien on s'abusait quand, au vu d'une carte, on faisait commencer la vieille Perse immédiatement a[)rès Malamir. Entre Malamir et le patrimoine
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d'Achéménès se dresse le Kouhdéna, plus haut que le mont Blanc et assis sur une base beaucoup plus escarpée.
Ce n'est donc pas du côté de Malamir qu'il faut chercher l'ancienne principauté de Cyrus, puisque l'immense massif du Kouhdéna, qui s'élève entre le Fars et l'Hapartip occidental, est impraticable. Ce n'est pas non plus du côté de i'Uxie. Si les montagnards uxiens eussent formé le noyau de la nouvelle Perse et vu naître Cyrus, ils ne fussent pas devenus indépendants des grands rois au point d'exiger un péage quand la cour des Achéménides traversait leurs défilés'. L'est de l'Anzan- Élamite, c'est-à-dire les territoires bakhtyaris du Fars moderne, se prêtent bien mieux à cette identification, ils sont compris dans le territoire politique et géographique de l'Anzan-Sousounka, ils sont limitrophes de l'ancienne Perse et situés à quelques étapes de Persépolis, de Fessa ou de Darab, villes considérées comme les capitales du Fars aryen.
Dans les villages voisins d'Aharam j'ai signalé des Négritos ; dans la montagne vivent, depuis Yezdkhast jusqu'au cap Jabrin, de nombreuses tribus brachycéphales de Bakhtyaris et d'Iliates; toute la région est encore imprégnée du double sang élamite, malgré un contact séculaire avec les Aryens dolichocéphales. Enfin on ne doitpoint oublier — le fait est essentiel — que si les districts modernes de Yezdkhast, d'Iéclid et de Mechhed-Mourgab, correspondant à l'Hapartip oriental élamite, étaient placés sous l'autorité des rois de Suse à l'époque relativement récente des souverains nommés sur les briques susiennes^ des clans d'Hapartips ou de Mardiens brachycéphales comptaient au nombre des tribus soumises aux Perses avant la révolte de Cyrus ^ Il est donc manifeste que l'Hapartip oriental (Yezdkhast, léclid, Mechhed- Mourgab), I'Uxie et le rivage nord-est du golfe Persique, parties intégrantes de l'Anzan- Sousounka jusqu'au milieu du \if siècle avant Jésus-Christ, en étaient détachés vers l'an 600. L'Uxie avait conquis son indépendance * ; tandis que les Mardes orientaux et les riverains brachycéphales et noirs du golfe Persique — Paricaniens, Sagartes, Saranges, Éthiopiens — reconnaissaient l'autorité des Achéménides ^ Les premières années du vu'' siècle furent témoin d'un cataclysme politique mémorable : la mort de l'empire assyrien. L'armée coalisée conduite contre Achchouredililàni par Kyaxarès, roi de Médie, et par Naboupaloussour, gouverneur de Babylone, devait comprendre les contingents perses accourus au ban de leur suzerain. Les alliés coururent aux branches de l'arbre tombé. Le roi de Chaldée conserva la Susiane proprement dite et les tribus anzanites de l'ouest qui n'avaient