‹ L'Acropole de SuseChapitre 34 sur 171 · Hérodote, 1. I, § 12b, et 1. III · texte numérisé non relu

Hérodote, 1. I, § 12b, et 1. III

o2 L'ACROPOLE DP. SUSE.

pas recouvré \onv indôpondanco. Téispès régnait à cette époque sur le Fars': il annexa à son fief héréditaire ini lambeau de rAnzan-Susi(Mi limitrophe de sa principauté aryenne, les rives du golfe Persique et par cela même quelques tribus brachycéphales et noires — Daens. Mardes, Dropiques, Sagartes, Saranges, Paricaniens. Éthiopiens, etc., — qui conservèrent, surtout dans le nord, leur nom, leur langue, leurs mœurs, leur costume anzanite- et jusqu'à ce jour les caractères anthropologiques saillants des montagnards et des Négritos susiens. Les priiu'es p(M'ses cl achéméuides qui précédèrent Cyrus sur le trône d'Anzan gouvernèrent sans doute le nord-est des nouveaux territoires annexés (^Yezdkhast, léclid, Mechhed-Mourgab), tandis (lue les rivages du golfe Persique furent remis aux ascendants de Darius et incorporés dans la Pàrsa. On s'explique ainsi que les brachycéphales anzanites du sud tels que les Sagartes «?>;?/ appris dès l'époque d'Hérodote un dialecte perse, alors que les tribus de Mechhed-Mourgab, réunies en principauté distincte, conservaient encore au temps de Strabon la langue, les mœurs, le costume des montagnards anzanites ^ Aussi bien les Babyloniens purent-ils donner le titre fort emphatique de rois d'Anzan à Téispès et à ses successeurs. Les Perses, surtout après le triomphe de ('Arus, continuèrent avec autant de raison à tenir le vainqueur d'Astyage pour un rompatriole et un ancien prince du Fars.

Quelle contrée mieux que les districts Ijakhtyaris de Yezdkhast et de Mechhed- Mourgab répondrait mieux à la |)etite principauté de (Arus?

il me suflit de songer aux Ilkhanis de Firouz-Abàd ou des BaUhtyaris |»our revoir à travers les siècles les aïeux de Cyrus. Rois dans le sens moderne du mot, certes non, mais chefs héréditaires et de bonne noblesse de tribu ^

Césareùt étéplusiierd'ètrele premierdansun village tjuele seconda Ron)e. Cyrus aimait mieux descendre d'un roitelet d'Anzan que d'un tributaire perse ou mède : aussi se proclama-t-il héritier des rois d'Anzan dans tous les jiays où l'Anzan était connu.

La situation de l'Anzan-Perse explique également le choix du chamii de bataille de Mechhed-Mourgab. En se jetant entre l'armt'e nièd(> (H les gorges du Polvar. et en livrant un combat désespéré ])our interdire aux troupes d'Astyage l'entrée du défilé, Cyrus et son père Cambyse défendaient leurs pénates en même temps qu'ils barraient aux ennemis l'entrée de la Perse ^

1. Kn allril)ii;uit a chaiiue n>;;ne des |>rédécesseurs de Cvnis de 20 à 2o ans Je durée. Voir Dieulafov, Arl ani. de la Perse, t. I, p. o7.

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