‹ L'Acropole de SuseChapitre 47 sur 171 · Idem, '.i. Idem · texte numérisé non relu

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i. Sup., p. 59, note I.

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nord, t'uront tournées et battues'. Bonaparte tombant sur b^s Autricbicns après avoir franchi le col du Saint-Bernard ne surprit pas davantage ses ennemis. « J'emmenai captifs les bommes de Bît-Yakîn et leurs dieux et les serviteurs du i-oi (rÉlam. .!<> n"y laissai pas le moindre reste debout et je les embarquai dans des vaisseaux et les menai sur les bords opposés ; je fis diriger leurs pas vers l'Assyrie, je détruisis les villes de ces districts, je les (l('>molis, je les réduisis en cendres, je les changeai en déserts <'t en monceaux de ruines". » Que fùt-il advenu de Suse si le peuple de Babylone, profitant de la situation difficile faite à Ninive par la guerre élamite, ne se fût révolté sous l'inspiration de Mouchèzibmardouk?

Les Susiens bénéficièrent seuls de cette diversion. Mouchèzibmardouk. écrasé malgré l'aide puissante (|ue lui prêta Koudour Nakhounta, prit la route des prisons de l'Assyrie.

L(\s pluies d'hivei', diluviennes dans toutes les plaines méridionales du Tigre, interrompirent les oi)érations. Au printemps, les généraux de Sennachéril) enlevèrent deux places fortes du nord que les Élamites avaient conquises sur Sargon, pénétrèrent par la brèche et traitèrent à l'assyrienne les provinces envahies. K Trente-quatre grandes villes et les petites villes des environs, dont le nombre est sans égal, je les assiégeai et je les pris ; j'enlevai les captifs, je les démolis el les réduisis en cendres. Je fis monter dans les vastes cieux la fumée de leurs incendies comme celle d'un seul sacrifice \ »

En décrivant la topographie de la Kissie j'ai parlé du croissant de montagnes qui enserre du nord au sud-est la plaine et les premiers plateaux susiens. C'est dans les gorges inaccessibles des Zagros que Koudour Nakhounta traqué par les Assyriens chercha un l'efuge contre l'orage.

Sennachérib consulta ses devins. Les grands dieux déconseillèrent une expédition eu pays accidenté. Il eût été impie de transgress(M' leurs ordres, et les envahisseurs se l'ctirèrent, épuisés par des victoires trop chèrement acquises.

Le monarque fugitif ne devait pas jouir de ce succès inespéré. « Il fut assassiné dans une révolt(>. lUx mois Koudour avait régné sur Elam(692)\ »

Chez les Sémites et les Aryens la successifui au trône s'opérait dans la ligne directe. A Suse il semble que les frères eussent des droits supérieurs aux tils. En vertu de cette coutume qui régit encon» les droits successifs des princes ottomans, deux frères de Koudour, Silhac, puis Oummanminanou', ceignirent le diadème. Le nom de ce dernier roi ne paraît pas dans les rares inscriptions

\. G. Uawlinson, The five grcat mnnar., t. H, [i. 171-172.

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