Voir sup., p. 22, 23 et notes
5. Oppert, Sarçj.. p. lil, ot Maspero, Hist. anc , p. 44o. G. Pase 69.
68 L'ACHOPOLE ItE SLISE.
fiii-ciil f;uèr(> ontainés par la bataille de Khaouli, puisquo Sennachérib, désespérant (le la victoire, acheta, de l'un des i^énéraux (rOuminaiiminannu, le plan de rampai'ne de la coalition '.
Malgré cette trahison et bien que le roi de Siise, la face rongée par un cancer', fût en mauvaise situation pour diriger ses troupes, le champ de bataille fut vivement disputé. Le général des Élamites, Khoumbaoundach, fui tué; le chef babylonien, Nal>ouzikirichkoun, fds de Mardoukbaliddina, fut fait prisonnier ^ A travers les exagérations des historiographes oftlcitds, on comprend combien fut énergique la résistane<' des Susiens. « Sur la terre mouillée, les harnais, les armes prises dans mes attaques nageaient tous dans le sang de mes ennemis comme dans un thnive, car les chars de bataille (|ui enlèvent hommes et bêtes avaient dans leur course écrasé les corps sanglants et les membres. .l'entassai les cadavres de leurs soldats comme des trofdiées, et je hnn* tranchai les extrémités. Je mutilai ceux que je |)ris vivants comme des brins de paille, et pour punition je leur coupai les mains*. ><
Babylone paya de son existence cet accès de patriotisme. Oummanminanou et Chouzoub s'échappèrent presque seuls. Le roi revit Suse et rendit l'âme, il succombait après quatre ans de règne à l'atroce maladie dont il était atteint \
Oummanaldach F', fds présumé d'Oummanminanou, lui succéda (688). Les huit années (|ue dura son régne ne furent signalées par aucun événement saillant, et quand il mourut, terrassé par un accès pernicieux, il légua la Kissie telle (|u'il l'avail héritée de son prédécesseur. Oummanaldach II ceignit le diadème (()80i\
Sennachérib suivit dans la tombe le roi d'Elam. Deux de ses lils, » Adrammelech et Saress(>r, le tuèrent avec l'épée" », préparant, à leur insu, ravènement de leur frère Asarhaddon [Achchourakhiddm).
Le caractère le plus frappant des guerres élamites fut la fragilité des résultats acquis. A peine le vainqueur était-il rentré dans son palais, que les vaincus se soulevaient. .Jamais une annexion n'était détinitive, jamais un succès n'avait de sanction, .lanuds pourtant répression ne fut plus barbare, châtiment plus rigoureux.
Sennachérib avait mis à feu et à sang le sud de l'Elam et la Babylonie, et il eut à réprimer huit révoltes des vaincus. Exaspéré par les dangers que faisaient courir à la monarchie ces perpétuelles insurrections, il massacra l'aristocratie chaldéenne, rasa la ville, pilla les temples, les palais, el crut à bon droit eu avoir luii avec les i-ebelles. Il n'était |)as mort de|)uis un an, (|u'à l'iusligatiou du nouveau roi