Opperl, Sarg., p
;i. Idem.
G. Chron. bnltijl., p.O'.i. Le rédacleiir cile doux rois Je Suse qui portèrent successivement le nom OuninKiualdacli.
7. mille, livn; U des Uois, xix,§:)7, et Chvun.hab'jl., p. OU.
MOHT VIOLENTE LVOUMMANALDACH 11. 69
(rÉlam Oummanaldach II, Nabouzirnapichtiouchléchîr, qui avait hérité de son père Mardoukbaliddina le gouvernement de la basse Chaldée et la haine pour Achchour, soulevait les Babyloniens et déclarait la guerre à Ninive.
L'armée élamite prit Our, les rives du golfe Persique, et infligea de cruelles défaites aux généraux assyriens. Nabouzirnapichtiouchtéchîr compromit ces premiers succès par sa lâcheté. A l'approche d'Asarhaddon il s'enfuit au fond de la Susiane'. Sa désertion fut le signal de la débâcle : les troupes imbyloniennes se débandèrent. Oummanaldach II, demeuré seul, acheta la paix en faisant mettre à mort son indigne allié. Asarhaddon se retourna alors vers ses autres ennemis; mais pendant qu'il terrassait les rois de Sidon, de Koundou et de Chichou, et envoyait leur tète en Assyrie, Oummanaldach II conduisait une armée contre Sippara, s'emparait de la ville, et, fidèle aux traditions des souverains élamitcs, massacrait la garnison assyrienne sans faire sortir la statue de Chamach du temple d'Eparra [Oulouy. ■ Il s'était formé dans la Susiane, affaiblie et désorganisée par les terribles guerres qu'elle venait de soutenir, un parti d(^ la paix. Quelques chefs ambitieux exploitèrent la lassitude du |)euple, prétextèrent le bien du |)ays pour miner l'autorité royale, et quand ils se furent assurés du concours d'Ourtaki, frère du souverain, ils assassinèrent Oummanaldach II (675) ^ Le malheureux prince avait mérité un autre sort. Dès son avènement, Ourtaki inaugura une politique bien nouvelle : il rechercha ouvertement l'amitié des ennemis séculaires de l'Élam et, comme gage de ses bonnes intentions, restitua la statue d'Ichtar, prise autrefois à Agadé (67.'î{)\ Il est à prt'sumer que les Susiens étaient de inen redoutaldes adversaires, car les avances du nouveau roi furent accueillies à Ninive avec la plus grande faveur. La paix dès ce jour sembla solidement cimentée.
Sous le règne d'Ourtaki une sécheresse implacable tarit les fleuves de la Susiane; dans ce pays où le soleil brûle la terre et les fruits quand de copieux arrosages et des pluies hivernah^s ne viennent sans cesse humecter h' sol, se déclara une épouvantal)le famine. Un grand nombre d'Elamites émigrèrent en Assyrie, où ils reçurent l)on accueil. Le fds d'Asarhaddon, Achchourbanipal, qui avait succédé à son père en 66S, fut pris de pitié, et lit diriger vers ses nouveaux amis de nombreuses caravanes chargées de grains.
Les pluies si ardemment souhaitées vinrent enfin rafraîchir la terre; les céréales couvrirent de leur riche manteau les plaines élamites, l'abondance succéda à la noire misère.