Josepli de Cliorène
fouilles en nul fourni la preuve, — puis le désert, insépai;il>lo compagnon de l'Islam, s'étendit autour des cités sassanides, naguère si populeuses, et sur les terres si fertiles. Awas, Mohamerèh, Awisèh, Suse, Éivan, Djundichapour disparurent à jamais; les derniers monuments arabes qui dénotent encore une civilisation vivante sont des \f et xn'^ siècles. Dizfoul et Chouster, élevés des débris de Suse et peuplés de ses derniers habitants, traversèrent seuls, misérables et ruinés, cette ère de désolation. Aujourd'hui de rares tribus parcourent la steppe, et ces merveilleuses terres, où des millions d'hommes trouveraient une vie large et facile, ne nourrissent pas cent mille habitants. Quant à Suse, quant à la mère des cités, elle se réduit à quelques mamelons ravinés, couverts d'herbes et de ronces pendant l'hiver, arides quand l'implacable soleil brûle les herbes arborescentes. Combien de siècles de gloires et d'angoisses, combien de royaumes dorment sous ces poussières accumulées !