‹ L'Acropole de SuseChapitre 69 sur 171 · IhvL, p. ils · texte numérisé non relu

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LOHIS. 91

sol, une tic ces régions d'où l'on ne peut expiilseï' une rnce et où elle se mainlienl pure indéruiinicnU Sans doulc le pays a bien été parcouru par des armées conquérantes connue celles d'Alexandre et de Tamerlan ; mais ces hordes qui passent n'ont d'autre effet que de changer une dynastie sans modilicr les caractères du peuple. Tout autre était la condition des Aryens à la frontière du Touran. Les cavaliers mongols qui les envahissaient étaient suivis de leur tribu, femmes, enfants et troupeaux. Us occupaient le pays en cas de victoire et peu à peu se mélangeaient à la race primitive. Les données historiques viennent donc s'ajouter aux résultats des mensurations anthropométri(iues pour montrer que ce sont les Tadjiks «jui ont varié, et point les Farsis, préservés par le difficile accès de leur pays. Ce sont eux les purs Aryens; les autres sont profondément modifiés.

2° LORIS

De même que les Farsis sont les fils des Perses, les Loris semblent être les descendants des Aryens de Médie. Cette contrée possédait dès les temps historiques deux éléments ethniques différents. Occupée par les Aryens d'abord, selon la précieuse donnée d'Hérodote\ elle fut envahie par les Mèdes d'origine touranienne. Le trône appartint à des princes de cette race; le peuple demeura aryen -. 11 est resté encore aujourd'hui sans mélange dans la montagne, où ne se sont i)as aventurés les cavaliers turcomans.

Le pays des Loris, le Louristan, s'étend de l'est à l'ouest de[)uis Hamadaii, l'antique Ecbatane, jusqu'aux envinms de Suse. Leurs voisins du sud-est sont les Bakhtyaris. Au nord et au nord-ouest, ils conliiieiiL aux Azerl)eidjanis et aux Kurdes. Leur nom signifie ///«//^^/«//(««/.v, et de fait ils habitent une partie des plateaux étages qui descendent de l'Iran à la Susiane. Ils sont nomades et vivent par grands campements, que gouvernent des khans riches et puissants. Us sont assez pillards et très redoutés des Susiens, (pii, à la vérité, craignent tous leurs voisins. Ils sont presque toujours vêtus de noir. Ils portent le. large pantalon de coton tombant jusqu'aux pieds, la tunique croisée sur la [)oitnne et serrée à la taille. Leur coiffure se compose d'un liolhdi, demi-sphère de feutre dur, autour duquel ils enroulent assez souvent une bande d'étoffe en l'ornK^ de turban.

On les distingue assez rapidement des Farsis. Leur taille est généralement plus haute ; ils sont fort robustes. La barbe et les cheveux sont abondants et extrêmement noirs (fig. 3 et 4) ; ils ne se rasent que le frontal ; la peau est aussi moins blanche. On rencontre peu de blonds; mais il y a parmi eux un certain nombre d'individus qui offrent ce contraste d'une barbe et d'une chevelure noires avec des yeux très bleus.

Dans le Louristan les tribus sont très pures et tous les Loris sans exception se ressemblent autant que des frères. Parmi les tribus kurdes, composées d'éléments si divers, se présentent (luckpies types qui ressemblent beaucoup aux Loris, ainsi que j'ai pu le constater sur des photographies inédites rapportées d'Orient par M. Chantre. 11 n'est pas étonnant (pie des fusions se soient opérées sur les confins de ces deux populations. 11 n'en reste pas moins vrai que les Loris ont pu modifier les tribus voisines, mais qu'ils n'en ont pas ressenti l'innuence. C'est une de ces populations non mélangées (pi'il faut étudier tout d'abord avant d'aborder les régions où se sont opérées des fusions sans nombre.

Le tableau suivant^ renferme les mensurations effectuées sur cin(i hommes adultes de cette race.

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