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b) ACTION SUR LE RACHITISME
‘Expérimentalement sur de jeunes rats blancs, Steenbock et Black, Hess et Wenistock, Rosenheim et Webster constatèrent que l’ingestion d'aliments ou de substances irradiés empêche l'apparition du rachitisme chez les animaux soumis à un régime rachitigène (hypercalcique, hyphosphoré) où guérit rapidement le rachitisme en pleine évolution : et cela aussi activement que l'irradiation directe. A titre d’exemple, une dose quotidienne de 1/2 milligramme de cholestérine irradiée provoque en dix jours la calcification des os chez les rats présentant tous les symptômes du rachitisme aigu (vérifié histologiq. et radiog.). La teneur du sérum en phosphore morganique est fortement augmentée, elle passe de 3,35 milligrammes pour 100 centimètres cubes de sérum chez les témoins rachitisés à 6,84 milligrammes chez les rats guéris par ingestion de: substances irradiées. | |
Applications cliniques. — Appuyés sur ces constatations expérimentales nombre d’essais cliniques ont été faits. Steenbock et Daniels ont constaté que l’ingestion d’huile végétale irradiée augmente la fixa-
tion du calcium, même chez des nourrissons en apparence bien portants. Dans ces cas, l'excédent
de rétention par rapport à la normale varie de 6 à 15 milligrammes par kilo et par jour, soit une
augmentation de 10 à 30 o /2.
qu
Hess aux U. S. A., Howard, Humphies, Rosenheim, Webster, Hill, Mellanby, Cowell en Angleterre, Gyorgy en Allemagne, ont relaté des cas semblables ou l’ingestion de substances irradiéés amena la régression d’un rachitisme à signes très nets. Malmstrôm en Suède a confirmé de son côté l’action favorable de certaines substances irradiées sur l’évolution des tuberculoses cutanées.
Enfin, les recherches cliniques faites en France depuis deux ans démontrent que les sels métalliques irradiés exercent sur l’organisme humain, en dehors des cas précédents, des effets en tous points comparables à ceux que l’on observe chez les malades soumis à une cure d’actinothérapie ultra-violette. L'état général, si mauvais soit-il, s'améliore rapidement ; l’appétit renaît, le poids augmente, l’activité cérébrale se réveille ; la résistance à la fatigue musculaire ou nerveuse s'accroît ; l’hyperexcitabilité, l’insomnie si fréquente chez les surmenés et les tuberculeux, disparaissent. |
Cette amélioration s'accompagne d’une abondante élimination de toxines et d’acide urique se traduisant par un trouble passager de l’émission urinaire.
Par ailleurs, on observe aussi parallèlement au relèvement de l’état général une amélioration nette: des troubles particuliers à chaque affection ; parfois même certains agents thérapeutiques qui s'étaient montrés incapables d’agir avant le traitement semblent doués ultérieurement d’une activité nouvelle.
Enfin, par leur apport direct en sels assimila-
THUEY Fes
bles et surtout par leur puissante action fixatrice des sels minéraux ingérés les sels irradiés constituent un agent réminéralisateur d’une efficacité remarquable, qui semble appelé à rénover heureusement les méthodes actuelles de recalcification, dont l'inutilité et même le danger ne sont pas toujours probants.
L'ACTINOTHÉRAPIE DANS LA TUBERÇULOSE
Les radiations ont une action thérapeutique remarquable sur l'infection tuberculeuse. On est loin de connaître tous les mécanismes de cette action. Cependant les travaux physiologiques récents éclaircissent déjà, en une certaine mesure, la nature du phénomène. Les radiations agissent en eflet sur le. système hémolymphatique [Ashkervitch et Botschtein, (1), Colebrook, Eidinow et Hill (2)] et sur le métabolisme minéral et ces applications peuvent expliquer quelques-uns des résultats obtenus par l’actinothérapie. |
Il est d’ailleurs nécessaire, pour obtenir de bons effets, d’associer dans beaucoup de cas la radiothérapie et l’actinothérapie (rayons ultra-violets, rayons visibles, rayons infra-rouges). Chaque radiation est douée, en effet, d’actions plus particulières. |
Les rayons X ont, on le sait, une action locale très importante.
1. Ashkewiteh et Botschtein. Influence des bains de lumière su le sang. :
2. Hiel, Acion des radiations sur le pouvoir bactéricide du sang.
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Les rayons visibles et infra-rouges agissent à leur tour localement en élevant la température souscutanée.
Les rayons ultra-violets, par leur pouvoir photochimique et photoélectrique sur les cellules superficielles (Saidman, E. et H. Biancani) modifient le métabolisme général des malades.
Cette thérapeutique doit être prudemment appliquée.