II
La Critique de la vie, pour résoudre le problème humain, ne. peut pas ne point résoudre le problème universel. Elle détermine le nœud commun de la science, de la morale et de la métaphysique. Elle fixe les relations de la connaissance et de la réalité. Elle définit le sens de l'être. Ce point vital, elle le découvre à l'intersection du connaître et du vouloir, dans l'action. Loin de chercher l'être derrière ce qui est connu et voulu, dans un terme mitoÿen ou dans un substrat fictif, elle supprime toute réalité occulte, pour trouver, dans la médiation qui égale les deux termes - sans les confondre, la vérité réelle de tout ce qui est. Les choses sont connues telles qu’elles sont, et elles sont telles qu’elles sont connues; c’est l’unité de ce double aspect qui fait leur être vrai : seule façon de concilier l’existence objective et la réalité même des objets de l’expérience avec la primauté de l’esprit et la sou-
veraine originalité de la vie intérieure. Étudier le déterminisme
total de la connaissance et l’ordre entier des phénomènes, c’est le rôle de la science complète. Montrer que cette connaissance nécessaire à une vérité absolue, chercher en quel sens ou à quelles conditions l’existence connue est réellement objective, c’est le rôle de la métaphysique. Tracer, pour les ascensions de la volonté, l'itinéraire qui conduit de la primitive aspiration et de la connaissance nécessaire à la possession volontaire de l’être, en transformant.le système des nécessités en une hiérarchie d'obligations,
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