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UN APPEL

L'Action française a communiqué aux journaux, le 12 avril, l'appel suivant :

Les débats parlementaires, les faits que signalent quotidiennement les journaux, démontrent que, par volonté consciente ou non, on tend à la proscription graduelle du français dans les services administratifs qui relèvent du pouvoir fédéral.

Cette manœuvre est plus dangereuse qu'une attaque sur le terrain législatif. Elle risque, par une série de petits faits indéfiniment multipliés, d'annuler dans la pratique nos garanties constitutionnelles. Il importe de la dénoncer avec méthode et persévérance, d'y opposer mie série de protestations dignes et mesurées, mais aussi nombreuses, aussi constantes que les violations du droit.

L' Action française prie tous ceux qui ont à se plaindre d'une injustice de protester auprès des pouvoirs compétents, de signaler à la presse leurs griefs et leurs réclamations, afin que celle-ci puisse y faire écho ; elle les prie surtout de faire part à leurs députés de ces griefs, en les invitant à exiger des divers ministres les explications, les ordres nécessaires. La session permet de donner à ces justes réclamations un éclat, une efficacité qu'il serait impossible de leur assurer autrement. Les sociétés nationales tiendront, sans aucun doute, à appuyer énergiquement cette campagne de protestations.

L1 Action française serait heureuse, pour constater l'étendue du mal et l'intensité de la réaction nécessaire, de recevoir copie des lettres adressées aux députés, aux corps publics, ainsi que l'exposé détaillé des griefs que suscite l'attitude des divers services fédéraux. On est prié d'adreeser ces documents au secrétariat de l'Action française Immeuble de la Sauvegarde, Montréal.

L'Action bbançaisb.

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