‹ L'Action canadienne-française (volume 2)Chapitre 51 sur 104 · ORIGINE ET ETYMOLOGIE DE CE MOT · texte numérisé non relu

ORIGINE ET ETYMOLOGIE DE CE MOT

(Suite)

Sommaire : Les listes de Jacques Cartier — Préparation de la thèse de l'abbé Cuoq. — Le peuple de Stadaccné était Algonquin. — Appellation géographique.

Le mot « CANADA » avait certainement résonné en France avant le deuxième voyage de Cartier. Comment voulez-vous que Domagaya et Téguragny vinssent à désigner autrement leur pays, quand ils avaient à en parler, ces deux jeunes sauvages ? Ils parlaient de « chez eux » comme c'est tout naturel à un absent.

Tenez, l'autre jour, entre Montréal et Ottawa, je rencontre dans les chars un petit garçon avec sa mère et sept ou huit autres enfants, à peu près tous du même âge, ce qui me dispense de vous dire que c'étaient des Canadiens. Voulant taquiner le petit espiègle, qui pouvait avoir quatre ou cinq ans, je lui demande: «Où restes-tu, mon petit garçon ? » Je pensais, comme Cartier, me faire donner sinon le nom du « Royaulme », du moins, celui de la paroisse; mais, nenni; mon bambin, pas si bête, me répond :

« Je reste chez nous. »

Tenons-nous le pour dit, c'était la réponse que recevaient les Français trop curieux : (( K'ANDA », et, comme on dit, « le nom est resté ». Cartier l'a apporté avec lui de France à son deuxième voyage. On n'en avait jamais entendu parler auparavant.

Le lieu natal de Téguragny et de Domagaya n'était pas Hunguedo. Les relations de Cartier portent qu'ils

furent reconnus en arrivant sur la Côte Nord par leurs compatriotes à qui ils se nommèrent.

On a prétendu que la langue parlée à Stadaconé et aux alentours était l'iroquois et que, par conséquent, les sauvages que- Cartier a trouvés là étaient des Iroquois.

Sur quelles preuves fait-on reposer cette assertion ? Sur deux listes de mots indigènes recueillis par Cartier au cours de ses deux premiers voyages.

Le savajit abbé Cuoq se fait le défenseur de cette opinion. Malgré la sincère admiration que je professe pour cet érudit, qui fut mon maître en linguistique indienne, je ne puis admettre sa thèse. Mais avant d'examiner au mérite la valeur intrinsèque de ces listes, je laisserai la parole à Charlevoix :

« Si les mémoires de Cartier, » dit cet auteur, « ont longtemps servi de guide à ceux qui ont navigué après lui dans le Golfe et sur le fleuve Saint-Laurent, il est certain qu'aujourd'hui ils ne sont presque pas intelligibles, parce qu'outre que la plupart des noms qu'ils avaient donnés aux îles, rivières et caps, ont été changés depuis, on retrouve dans aucune des langues du Canada les termes qu'il en cite, soit qu'il les ait lui-même estropiés pour les avoir mal entendus, ou parce qu'ils ont vieilli avec le temps comme il arrive à toutes les langues vivantes, beaucoup moins cependant, à ce qu'on m'a assuré sur les lieux, parmi les sauvages que parmi nous. Dans la vérité, la plupart des noms que les voyageurs nous donnent comme des noms propres, quand ils ne sont pas tout à fait de leur invention, n'ont pour l'ordinaire d'autres fondements que des mots mal compris ou entendus dans un sens tout différent que celui qui leur est propre. Si. même aujourd'hui, que ces langues ont été étudiées et classifiées, on commet tant de méprises, que devait-ce être au temps de Cartier, qui arrivait en plein inconnu, et où

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les signes à peu près seuls pouvaient servir de truchement f (Histoire de la Nouvelle-France, Livre I.)

Évidemment, si l'on s'en tient au jugement de Charlevoix, il n'y a pas grand fond à faire sur les listes de Cartier.

Cependant, puisque le savant abbé Cuoq porte la discussion sur ce terrain, nous allons l'y suivre :

La première liste est une sorte d'appendice au premier voyage. Elle contient cinquante-quatre mots.

De cette première liste, Cuoq extrait douze mots iroquois et en laisse trente-deux sans explication.

De ces trente-deux délaissés je recueille trente et un algonquins. La seconde liste contient cent quinze mots. On la trouve à la fin de la relation du second voyage.

De cette seconde liste, Cuoq tire dix-neuf mots iroquois, et on jette quatre-vingt-seize aux chiens.

De ces quatre-vingt-seize je ramasse quarante-neuf mots algonquins. Les quarante-sept qui restent, les prendra bien qui voudra. Je pense que ce sont des fragments égarés du langage que l'on parle dans la planète de Mars. Ils continueront à faire le désespoir des collectionneurs ou . . . des astronomes.

Dans tous les cas, je me contente de quatre-vingts que j'ai pu déterrer à la sueur de mon front. Ils sont bien vivants, quoique pas mal estropiés pour s'être fait marcher dessus pendant bientôt quatre siècles.

Vous aurez peut-être la curiosité de faire connaissance avec quelques-uns de ces ressuscites. C'est légitime :

Première liste Seconde liste Algonquin

Le soleil Isxez .Isnay Kisis

La lune Casmogax. . . .Assomaha. . . . Kisis-Mokaax

La terre Coxda Damga Ka-exda

L'eau Ame Amé G. . .Ami

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Le bois Coxda Ka-end a .

Une montage Ogatcha Ak-W-Adji

Du cuivre. . . .Quaquetdazé Kaakwat-Assin

Et ça continue comme cela pour une centaine de mots. Je me bornerai à ceux-ci qui appellent quelques remarques.

Vous voyez que la terre et le bois sont dans les deux listes traduites par un même nom « CONDA ». Cuoq explique cette particularité par un quiproquo. C'est tout de même assez frappant. Pour le moment, je vous invite à bien vous mettre en mémoire ce « CONDA » que je vous expliquerai plus tard.

Le soleil : « ISNEZ )> et « ISNAY » est bien le KISIS des Algonquins et l'« ISIS » des Égyptiens.

La lune : « CASMOGAN ». Voici, vraisemblablement comment la chose est arrivée : Un beau soir Cartier, avec un groupe de sauvages, contemplait le lever de la pleine lune. D'un geste il indique l'astre des nuits et demande à Matthias : Comment appelles-tu ça ? Le sauvage, en train de badiner, répond : « KISIZ-MOKAAN ». C'est le soleil qui se lève, et voilà comment cette pauvre lune s'appelle CASMOGAN.

Les Algonquins bien élevés appellent madame la Lune TIBIKISIS: le soleil de la nuit; c'est plus galant.

Le cuivre rouge : CAQUETDAZÉ. Ce n'est pas une demoiselle DAZÉ, mais bien du cuivre rouge que Cartier a cru écrire dans son calepin; cependant l'Algonquin lui avait dit : « KAAKWAT-ASSIN » : « la pierre coupante. » Savez-vous par quel hasard je suis venu à bout de démêler cette épellation-là ?

Je venais de lire dans les relations de Cartier ce qui suit : je le transcris au long parce que ledit passage contient

d'autres précieux renseignements à propos des prétendus Iroqaois de Stadaconé.

La scène se passe en bas de l'Ile-aux-Coudres. Cartier s'en retourne en Europe, avec le chef qu'il a capté par ruse.

« Pendant lequel temps vinrent plusieurs barques des peuples sujets du Dit Donnacona, lesquels venaient de la Rivière du Saguenay. Et lorsque par Domagaya /eurent avertis de la prise d'eux et de la façon et manière comme on menoit le dit Donnacona en France, /eurent bien estonnés, mais ne laissèrent à venir, le long des navires parler au dit Donnacona qui leur dit que dans douze lunes il retourneroit et qu'il avait bon traitement avec capitaine et les compagnons. De quoy tous à une voix remercièrent le dit capitaine et donnèrent au- dit Donnacona trois paquets de peaulx de Bièvres et Loup marins avecque UN GRAND COUSTEAU DE CUIVRE ROUGE».

Et voilà comment j'ai compris que le fameux CAQUET- DAZÉ, puisqu'il servait à faire de grands COUSTEAUX, devait renfermer la racine coupante et s'épeler en algonquin moderne KA-AKWAT-ASSIN : « ce qui est coupant la pierre », « la pierre tranchante ».

L'eau : AME. Qui ne reconnaîtrait ici la racine AMI qui est si souvent employée en composition dans nos noms algonquins « TIMAGAMI, KINOGAMI, TEMISKA- MING », etc. Pourtant Cuoq ne l'a pas vue. Une montagne : OGATCHA : C'est la racine, encore algonquine, « ADJI » pour « montagne », qui est ici bien en évidence dans cette terminaison ATCHA.

( Indibedji : La montagne de la tête.

ADJI : < Wewebizon-adji : La montagne de la Balançoire. ( Manitowadji : La montagne du diable.

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Citons maintenant quelques cocasses traductions Seconde lisU de Oqrtier Algonquin

Venez parler à moi âssignt Quadda dia. . Wissnn Ickwatatia

Donnez-moi à souper.. .Quazahoaquoa Frea. Ka Azoakwa. . (Frea ?

incompréhensible ! )

Bon à manger Quesande Kl Wissin

Un homme malade Aloedeche Enoek Dac

Une poule Sahomgahoa Missa Gom Kaowawan

A demain Achide Acaie

Taisez-vous Aoista Awista

Voilà, pour le sûr, une liste de quiproquo, pourrait cette fois dire avec raison l'abbé Cuoq. Je vais tâcher de les débrouiller de mon mieux. Voyons :

De toute évidence nous avons affaire ici à des mots algonquins, mais, comme observe Charlevoix que nous avons cité plus haut :

« La plupart des noms. . . quand ils ne sont pas tout à fait de leur invention. . . ont pour fondement des mots mal compris ou entendus dans un sens tout différent de celui qui leur est propre. »

(Vexez parler a moi....] [Algonquin Wissini Ickwatatia Finissons de Assigny Quadda Dia. j [ manger

(Donnez-moi a souper.) [Ce que j'ai fait

[Algonquin Ka Azoakwa s rôtir sur le feu. Quaz ahoaou a Fre a . . J [Le mot frea est in-

trouvable.A moins qu'on ait voulu faire FRIRE le rôti.

[Bon a manger ] Algonquin: Kl WlSSlN I Tu manges.

\ Quesande \ ou Kl Wi Wissin ? \ Tu veux manger ?

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[UN homme malade 1 [Expression qui corres-

< ^Algonquin : Exoef DAC-jpond à la locution [Alotjedeche française : Oui, c'est

bien irai.

(Une potjxe ] \ Algonquin : Missa Oom Ka Owawa < Ecce quae habet ova. Sahogahoa] [

Voilà celle qui a des œufs. C'est une des meilleures.

[A demain

< \ Algonquin : Acaie : C'est fait.

[Achide J

L'autre a compris : Tu reviendras demain : AISTA Alg. AWISTA. J'ignore si les Iroquois sont les auteurs de la loi du bâillon, mais j'ai appris, chez les Algonquins, que la manière polie de signifier à un orateur que son quart d'heure est fini, est KICKOWEN : « Coupe ton discours ». Awis ne s'emploie que pour les chiens. Ce mot ne signifie pas seulement : « cesse de japper », mais se complique de l'insulte : « marche dehors ». Mais comme ici le verbe se trouve à l'impératif réfléchi de la première personne plurielle, AWISTA veut gracieusement dire, dans la bouche d'un chien : « Fermons-nous la gueule et sorto?is d'ici. » Ces chiens de sauvages étaient du drôle de monde !

Il est temps que je coupe ici mon discours. Ninga Kickowe. Ces fameuses listes m'ont peut-être entraîné trop loin. Que serait-ce si je devais passer en revue les cent et quelques mots? J'ai néanmoins cru nécessaire d'insister pour souligner l'inanité de cette prétention que Cartier n'avait eu affaire qu'à des sauvages iroquois.

Cela est inadmissible. Il est temps qu'on se le dise. Mais, dit Cuoq, ces noms algonquins (car il admet en avoir

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trouvé quatre ( ? ) ont été donnés à Cartier par des Algonquins faits prisonniers des Iroquois. Ma foi, qu'en sait -il ? Ne pourrions-nous pas lui rétorquer l'argument pour ses quelques mots iroquois ? Si ses sauvages étaient des Iroquois avouons qu'ils étaient pas mal anglifiés, pardon . . . algonquinisés.

Dans tous les cas, une autre preuve, en faveur de ma thèse, se dégage clairement de certains passages des relations de Cartier, entre lesquels la citation que j'ai faite plus haut à propos du CAQUETDAZÉ.

On y voit le Seigneur Donnacona conversant avec ses sujets de la Rivière Saguenay auxquels il promet de revenir dans douze lunes. On a bien lu dans l'histoire que les vainqueurs algonquins ou iroquois faisaient le massacre de leurs vaincus, les emmenaient en esclavage, les brûlaient à petit feu; mais jamais, que nous sachions, ils n'ont fait reconnaître leur souveraineté par les tribus conquises, jusqu'à en faire de fidèles sujets. Si le peuple de Saguenay était algonquin, comme il est absolument prouvé, le peuple de Canada l'était aussi.

Tout le monde sait que, lors de son premier voyage, Cartier ne remonta pas le fleuve plus haut que la Baie Saint - Laurent, laquelle se trouve sur la Côte Nord, à peu près vis-à-vis de Matanc.

A son second voyage, il dépasse Stadaconé et se rend à Hochelaga. Cuoq observe à ce sujet : « Plus Cartier s'avance vers cette dernière bourgade, plus il lui semble qu'il s'enfonce en pays Iroquois )).

Cette remarque, au point de vue adopté par Cuoq, me paraît assez singulière.

Que signifie ce plus ou ce moins, si ce n'est que l'abbé n'est pas bien sûr de son fait, à savoir que les gens d'en bas jetaient des Iroquois ?

Rendu à Hochelaga, il n'y a plus de doutes, ce sont de purs et authentiques Iroquois, il l'écrit en toutes lettres. Mais qu'il renverse l'opération et dise :

Plus Cartier descend, moins il lui semble que le pays est iroquois, et plus ça, l'air algonquin, de sorte que rendu à Stadaconé, vous ne trouvez plus d'Iroquois du tout. . . peut-être quelques prisonniers?... Continuez plus bas jusqu'au Saguenay vous êtes en plein pays algonquin. N'est-ce pas cela?

Voilà donc, même d'après les admissions incidentes de l'abbé Cuoq lui-même, qu'entre Hochelaga et Saguenay, nous avons affaire à deux races différentes, même ennemies; lesquelles se fondent insensiblement l'une dans l'autre, à la manière des eaux douces avec les eaux salées à la traverse de Saint-Roch. Pas surprenant qu'on trouve un tel salmigondis dans les listes de Cartier.

• Mais, une chose qui m'intrigue, c'est de savoir où cela cessait franchement d'être l'une ou l'autre. On y réussirait peut-être en essayant un petit calcul, comme qui dirait. . . à l'amiable. Voyons:

Entre les bouches du Saguenay et Québec, il y a trentecinq lieues; entre Québec et Montréal, il y en a soixante. Cela ne doit avoir ni raccourci ni allongé depuis le temps de Jacques Cartier. Établissons un compromis : Distance totale: 95 lieues. La moitié: 47 lieues 3^. Différence ajoutée en haut de Québec: 17 lieues %. Cela nous mène donc à 17 lieues y± plus haut que Stadaconé. Cartier faisait finir son Canada à environ 15 lieues. Accordons à M. l'abbé Cuoq deux lieues et demie pour y planter sa clôture; et qu'il laisse mes Algonquins tranquilles « chez eux ». Autrement . . . nous aurons la guerre.

Il y a encore dans les relations de Cartier un passage qui me fait rêver :

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Lorsque le capitaine maloin fit part à Donnacona, de son projet de voyage à Hochelaga; il souleva toute une tempête dans la bourgade. Donnacona, Teguragny, Domagaya et jusqu'au diable en personne, se mirent de la partie pour entraver cette entreprise.

Est-ce que cette jalousie montre bien des liens de parenté entre les deux peuples ?

Ce qui n'empêche pas Cartier de passer outre. Or, pendant que le capitaine français était à fraterniser avec les citoyens inoffensif, d'Oseralcé, le Seigneur d'Hachelay, dernière bourgade de Canada, où Cartier était arrêté en montant, se rend sournoisement à Québec pour comploter, avec le diable et sa clique, la mort de tous les « Canots debois » ; tellement cette démarche des Français en pays iroquois avait déplu aux Algonquins. Ce qui prouve bien, n'est-ce pas, que les habitants d'Hochelaga et de Stadaconé appartenaient à une seule et même race.( ? )

Un dernier trait historique pour démolir l'hypothèse des Iroquois à Stadaconé. C'est encore Cartier qui parle :

« Et fut par le dit Donacona montré au dit capitaine les peaulx de cinq testes d'hommes estendues sur des bois comme peaulx de parchemin, et nous dit que c'estoit des « TOI DA- MANS)) de devers h Su qui leur menoieni continuellement la guerre. »

Or, ces « Toudamans, » comme tout le monde le sait, n'étaient autres que les « Tsonnontouans », l'une des plus féroces tribus iroquoises.

Et encore plus loin :

(( Outre nous fut dit qu'il y a (h ux ans passes que les dit* « Toudamans », les vinrent assaillir jusque dans le dit fit UVÏ . à une isle qui est le travers du Sagui ils-étaient à passer

la nuit, tendans aller à Hunguedo leur mener guerre, aveeque

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environ deux cents personnes tant hommes, femmes qu'enfants, lesquels furent surpris en dormant dedans un fort qu'ils avaient fait, où mirent les dits Toudamans le feu tout à l'entour, et comme ils sortaient, les tuèrent toits, réserve cinq qui s'échappèrent. De laquelle destrousse se plaig7ioient encore fort, nous montrant qu'ils en auroient vengeance. »

Ce qui précède démontre bien, n'est-ce pas, que ces pauvres diables de Canadiens, qui se cousaient des « blagues » avec les « peaulx » des Iroquois, et qui se faisaient massacrer par centaines, hommes, femmes et enfants, par les susdits barbares, étaient bien de la même famille ?

Résumons les positions respectives :

Au centre,, Stadaconé : Algonquins.

Au nord et à l'est, le Saguenay : Algonquins.

Au sud, les Toudamans : Iroquois.

A l'ouest : « Oseraké », (Hochelaga) : Iroquois.

Avec le sud, en guerre; avec l'ouest, en délicatesse.

Voilà ce que Cartier trouva dans le pays qu'il a visité et qu'il a appelé « la Nouvelle-France ».

Ces faits historiques en disent bien plus long que le mot iroquois « Kanata » et que les quelque trente vocables iroquois (peut-être ?) extraits des listes de Jacques Cartier par le savant abbé Cuoq.

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