A NOS LECTEURS
Avec le présent numéro, V Action française porte, en première page de sa couverture, le nom de son directeur.
Depuis quatre ans, M. Orner Héroux a porté chez nous ^e fardeau de la direction, sans en porter le titre, sans la moindre rétribution, avec un dévouement que nos lecteurs soupçonnent à peine.
Les directeurs de la Ligue des droits du français ont cru ne pouvoir lui imposer plus longtemps un travail qui ne cessait de s'accroître. Ils ont pensé qu'un autre devait, à son tour. payer de sa personne. M. l'abbé Groulx a accepté.
Ce changement, bien entendu, n'altère en rien le caractère de la revue. Tous les directeurs de la Ligue, y compris M. Héroux, restent attachés à l'œuvre commune. La revue demeurera ce qu'elle a été dans le passé : une revue de doctrine et d'action, une arme de défense contre les ennemis de l'âme française. Dans l'actuelle confusion de toutes choses en notre pays, en face des projets et des mouvements qui mettent en question notre culture et notre avenir, elle s'efforcera de maintenir la ligne droite de nos devoirs et de nos destinées. Plus que jamais, parce qu'elle veut susciter et ordonner nos énergies, elle abotdera de front, pour en dégager des directives, les problèmes qui intéressent notre race, les plus actuels et les plus graves. Elle le fera toujours avec ce mélange de franchise et de sérénité qui lui a fait, entre les mains de M. Héroux, un cachet de si haute distinction.
En toute confiance nous prions donc nos amis de nous aider à faire grandir notre œuvre. Cet appel, nous l'adressons à tout le public de notre race. Nous voulons que la revue devienne, plus que jamais, extra-québecquoise, !<■ soldat de
Vol. IV No. 19
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l'idée française pour tous nos groupes d'Amérique. A personne nous ne demandons d'argent. Nous ne demandons que des abonnés, pour que l'œuvre rayonne, pour qu'arrivent à un plus grand nombre nos pensées et nos mots d'ordre.
Voilà quatre ans que V Action française ne vit que du désintéressement de ses directeurs et de ses collaborateurs. Si nous sommes le bon combattant qui a mérité de vivre, que ceuxlà nous aident pour qui nous travaillons.
La RÉDACTION
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