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NOTRE PRÉSIDENT EN EUROPE

Nous avons déjà annoncé le départ de M. l'abbé Philippe Perrier, président de la Ligue d'Action française, pour un séjour de quelques mois en Europe. Mêlé à toutes les œuvres d'apostolat catholique et français, curé modèle d'une grande paroisse de Montréal, soutenant depuis vingt-cinq ans un écrasant labeur, notre président est allé prendre un repos bien mérité. Son passage en Europe ne pourra manquer de faire du bien à notre pays. M. l'abbé Perrier a pu assister aux fêtes de Montigny-sur-Avre, en l'honneur de Mgr de Laval, puis à celles de Vauvert où le pèlerinage canadien devait aller déposer ses répliques des drapeaux de Carillon; l'un de ces drapeaux, celui du régiment de Guyenne, croyons-nous, a été offert par notre comité de propagande canadienne-française à Paris. A Nîmes et à Vauvert notre président a pris plusieurs fois la parole au nom du groupe canadien. Il y a dit le souvenir que nous gardons à la France et la place que nous lui faisons dans notre vie intellectuelle et morale. "Avec un particulier bonheur d'expression", écrit V Éclair de Montpellier, "il souligne quels bienfaits et quel réconfort ses amis et lui vont rapporter chez eux du berceau et du pays de ce splendide professeur d'énergie que fut Montcalm... et redit avec quelle vigueur, au milieu de l'anglo-saxonisme, la Nouvelle-France veut conserver et développer toujours plus libre et plus vivante l'intégrité de l'âme française". A Montigny-sur-Avre, à Nîmes et à Vauvert, notre président s'est trouvé chaque fois aux côtés de notre excellent ami, Mgr Eugène Beaupin, du comité catholique des Amitiés françaises à l'étranger. Nous nous réjouissons de ces rencontres où l'on ne manque pas de se parler franchement et qui valent mieux que toutes les cérémonies officielles, pour le rapprochement des deux Frances.

NOS PUBLICATIONS

Ij' Action française compte inaugurer dignement, avec le début de septembre, la reprise de ses publications. Dès aujourd'hui nous pouvons annoncer cette bonne nouvelle à nos lecteurs que le premier volume

mis en vente sera une réimpression du Chez nous de M. Adjutor Rivard. L'ouvrage n'était plus en librairie; la nouvelle édition, très joliment illustrée par Mlle Berthe Lemoyne, figurera dans la '^Bibliothèque de V Action française". Nous n'avons pas à rappeler ici le charme de ce petit livre. M. Adjutor Rivard est au premier rang de nos écrivains; et bien peu ont décrit avec un talent égal au sien, les choses savoureuseses du terroir. La réimpression de Chez nos gens suivra d'assez près celle de Chez nous. Nos lecteurs sont priés d'en prendre avis tout de suite. Un volume d'im autre genre et d'une autre valeur a aussi pris place récemment dans la ^^Bibliothèque de V Action jrançaisé"; et c'est le compte rendu de la troisième session de la Semaine sociale tenue à Hull, l'été dernier, sur ce sujet: Capital et travail. M. Antonio Perrault nous a dit, dans la dernière livraison de la revue, l'importance de ces assises et le besoin d'un tel enseignement en notre pays. Il arrive assez souvent que les catholiques ne savent pas prévoir, qu'ils songent à étayer leur maison quand elle tombe en ruine; ne refusons pas notre audience et nos encouragements à ces semainiers qui sont vraiment des hommes de prévoyance, qui préparent le terrain aux œuvres de salut. Nous devons signaler ce symptôme fort consolant que le clergé ne ménage pas son attention et ses sympathies à ces précurseurs. Notre directeur qui arrive de la retraite diocésaine au grand séminaire de Montréal, a pu vendre près de 100 exemplaires de la troisième Semaine sociale, rien qu'à l'étaler sous les yeux des retraitants. Que les prêtres de partout suivent ce bon exemple; que les laïcs le suivent .aussi qui ont des raisons plus particulières de s'intéresser à une bonne solution des problèmes sociaux.

LA REVUE

Il est rare que nos lecteurs nous écrivent, pour une chose ou pour une autre, sans ajouter à leur lettre un mot de louange et de remerciement à l'Action française et à l'œuvre qu'elle accomplit. Quelques autres vont plus loin que la parole; au mot de louange ils joignent l'eneouragement pratique de nouveaux abonnements. Parmi ceux-ci, nous devons sûrement une mention spéciale à notre excellent ami, Georges Monarque, avocat à Sorel, qui nous adressait en juillet l'éloquent petit billet que voici: "Ci-inclus un chèque de $20.00 de la part de l'Association des anciens élèves du collège Mont-Saint-Bernard et à votre ordre. Vous voudrez bien adresser un abonnement à votre revue Y Action française à chacun des élèves méritants ci-mentionnés ... Ces prix ont été accordés pour langue f ran(;aisc et patriotisme' ' . Nous utlressons k nol re ami un merci cordial. Combien de nos lecteurs pourraient hniter quoique i)eu

cette gcncrositc en faveur d'une revue dont l'action leur paraît nécessaire ! Combien d'autres pourraient aussi nous aider moins brillamment, quoique de manière efficace, en payant, seulement leur abonnement.

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