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SOYONS CHEZ NOUS

Au retour des vacances, avec la reprise plus ardente de la besogne pour tous, les patriotes voudront reprendre la leur, avec plus de ténacité que jamais, contre les contempteurs de la langue.

Les pires sont les services fédéraux, les compagnies d'utilité publique et particulièrement les chemins de fer. Le mot d'ordre devra être d'exiger du français partout, de ne jamais fléchir par peur, par apathie ou par fausse courtoisie. Il faut que les autorités comme les petits fonctionnaires apprennent enfin que, dans ce pays français ou bilingue, il ne sera plus toléré que l'on ne s'adresse pas en français à des Français.

Tâchons de nous apercevoir une bonne fois que nous

sommes chez nous et que cette fierté n'est pas de l'héroïsme mais

le simple sentiment d'une nationalité viable. Donc que tous

se décident à se faire respecter en se respectant eux-mêmes.

Cette attitude est d'importance capitale devant l'Anglais et

devant l'étranger. Si les Canadiens français veulent compter

dans leur pays, c'est à eux de faire savoir qu'ils y sont. S'ils

veulent que l'étranger ne les ignore plus, c'est à eux de faire

savoir qu'ils existent.

L'Action française.

Notre Intéérité catholique

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