LE GRAND PRIX D^AGTION FRANÇAISE
Les réponses nous sont venues nombreuses, de la part de nos lecteurs et de la part des sociétés nationales. Nous remercions les uns et les autres. Bientôt nous commencerons le dépouillement de ces bulletins et, à une date opportune, nous rendrons au plus méritant l'hommage que lui décernent ses compatriotes. Et nous ferons. en sorte que la manifestation soit entourée de la plus grande solennité possible.
LA REVUE
Notre propagandiste, M. Gaston Jolicœur, le seul autorisé jusqu'à nouvel ordre, continue avec le même persévérant succès, sa campagne d'abonnement. Tout irait, comme dans le meilleur des mondes, si les retardataires voulaient bien payer leur note, sans attendre le quatrième ou le cinquième avis. Espérons qu'ils entendront enfin l'appel que nous leur faisons ici et que le simple sentiment de l'honneur leur interdira de recevoir une revue qu'ils n'ont pas payée.
Heureusement que d'autres témoignages nous apportent un meilleur réconfort. Ces témoignages nous viennent très souvent de la jeunesse et ajoutent ainsi une couleur d'espérance aux bonnes choses qu'ils nous disent. Ainsi un de nos jeunes amis de Boucherville, M. Bruno Jeannotte nous écrit: "Vous trouverez, sous ce pH, mon chèque, au montant de $3.00 en paiement de mon abonnement à votre revue : $2.00 pour un an que je vous dois; le reste est une amende pour mon retard et que vous voudrez bien accepter. Je profite de cette présente lettre pour vous assurer que je suis de ceux que l'œuvre que vous poursuivez intéresse vivement. J'espère bientôt vous aider d'une façon plus sensible..."
LA VIE DE l'action FRANÇAISE 189
Un autre jour ce sont de jeunes étudiants de Québec qui, du Camp Laval de Sea-Side, N. B., nous envoient collectivement leur hommage : "Permettez à un néophyte de la cause nationale, écrit leur porte-parole, de vous dire tout l'enthousiasme que suscite chez lui et chez ses confrères la lecture de votre vaillante revue, V Action française. Nous sommes au Camp Laval environ vingt-cinq campeurs sous la patriotique direction de M. l'abbé Adolphe Garneau. Les uns-sont élèves du Séminaire de Québec, de Lévis et de Sainte- Anne Lapocatière; les autres de l'Académie commerciale ou de l'École normale. Tous nous lisons attentivement les diverses publications de la "Ligue d'Action française". Nous nous entretenons souvent des espérances à nourrir, au point de vue national, dans les différents lieux où nous vivons. Nous avons foi en l'efficacité d'un contact comme celui qui s'établit entre nous au Camp Laval, pour convertir les uns, stimuler les autres et fixer enfin des plans d'apostolat patriotique... Je me fais l'interprète de mes confrères du Camp Laval pour vous exprimer notre profonde gratitude et notre admiration..."
Nous disons merci à cette brave jeunesse. C'est pour elle, en définitive, que nous travaillons ici. Cette pensée fait notre meilleur soutien.
Jacques Brassier.