‹ L'Action canadienne-française (volume 3)Chapitre 174 sur 232 · IL FAUDRA BIEN QU^ILS MARCHENT · texte numérisé non relu

IL FAUDRA BIEN QU^ILS MARCHENT

Il faudra bien que nos députés se décident enfin à s'occuper de la défense de la langue française à Ottawa et de la situation des nôtres dans les services de l'État fédéral. Les protestations s'élèvent peu à peu. "Jamais un parti politique n'a eu autant de support de la province de Québec qu'au temps actuel? nous écrit M. J.-A. Laforest d'Orillia, Ont; mais jamais la province de Québec n'a eu si peu d'influence qu'au temps actuel." L'Association catholique des Voyageurs de commerce, toujours à l'avant, écrit à la Commission du Service civil une lettre dont nous extrayons le passage suivant:

"La population canadienne-française du Canada a droit à sa part de représentation dans toutes les branches du service civil. Elle compte dans ses rangs des hommes capables de rcmiplir les plus hautes charges. La plupart m.êm.e sont mieux qualifiés que tous les étrangers qui ont été nommés jusqu'ici, puisque, à leurs connaissances générales s'ajoute celle des deux langues officielles du pays, ce dont on ne semble pas tenir compte chez vous. Nous ne pouvons pas accepter que les questions d'examen que vous posez aux candidats s'inspirent uniquement du programime scolaire exclusivement anglais de la province d'Ontario, alors que celui de la province de Québec ne lui est nullement inférieur, outre qu'il est bilingue."

Après cela, nous répétons encore la même question: avons-nous quelques députés canadiens-français à Ottawa ? Ne se trouvera-t-il point, parmi eux, quelques homm^es de cœur pour s'acquitter de la tâche que personne n'est obligé de faire pour eux ? L'insulte du Bulletin des renseignements commerciaux paraissant 5 et 6 semiaines en retard sur la version anglaise continue. N'auront-ils pas le courage de la faire cesser ?

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