LE FRANÇAIS AUX DOUANES DE MONTREAL
Est-il vrai que quatre maisons de gros canadiennes-françaises — rien que quatre — celles de Chaput, Fils et Cie, de Duchesneau, de Genin, Trudeau et Cie, de Hudon et Orsali, demandent des formules de douane en français à Montréal ? Est-il vrai également que beaucoup de courtiers de douane de langue française font leurs transactions en anglais ? Est-ce vrai ? Est-il vrai que l'on fait ainsi pour couper court aux embêtements de toute sorte que ne cessent point de susciter, aux douanes de Montréal, les employés de langue anglaise ? Nous signalons ces faits à notre Chambre de Commerce de Montréal. 11 devrait être possible, ce nous semble, de nous faire respecter, de nous respecter nous-mêmes et de ne pas rendre illusoires les réformes courageuses de notre ministre des douanes.