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ARABESQUES

Par Henri d'Arles.

Chez Dorbon aîné, Paris et New-York.

Une belle édition, un style chatoyant, un sujet original, telles sont les Arabesques, que M. Henri d'Arles vient de publier chez Dorbon.

Nous comptons, au Canada, bon nombre d'amateurs qui possèdent de beaux livres venus de l'étranger, mais nos auteurs sont encore rares qui aient le goût et le moj^en de se faire imprimer sur beau papier et en caractères élégants. M. Henri d'Arles est de ceux-là. Son Lacordaire et ses Propos d'art l'avaient déjà montré, son dernier livre ne déroge pas. Tiré à 500 exemplaires numérotés, sur papier véhn du Marais, il frappe tout de suite par sa couverture, d'une haute simplicité. Le titre se détache nettement en noir, au-dessus de Vex-libris de Dorbon-aîné, gravé sur bois; tandis que les noms de l'auteur et de l'éditeur apparaissent en rouge au sommet et au bas de la page. Le texte (41 pages) est précédé et suivi de quatorze planches à la sépia.

M. Henri d'Arles, on se le rappelle, est lauréat de l'Académie Française, l'illustre compagnie lui ayant décerné, il y a deux ans, la médaille Richelieu pour l'érudite édition de VAcadie de Richard. Elle entendit, ce jour-là, récompenser le chercheur et l'historien très au courant des méthodes récentes. Dans les Arabesques, elle discernerait surtout le styliste et l'homme de goût. On lit avec un plaisir fort délicat ces belles pages parfaitement écrites, où, par bonheur, très peu d'erreurs typographiques se sont glissées. L'auteur dans une première partie, raconte la vie d'un homme, et il y met toute la psychologie et toute l'émotion qu'il faut, avec, ici et là, un sourire de bonne compagnie et une douce piété. Dans la seconde partie, consacrée à Voeuvre de cet homme, un goût très fin se

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