LA BONNE-ENTENTE
Des amis nous écrivent et nous demandent ce qu'il faut penser de tous ces mouvements de bonne-entente qui reviennent à la mode, comme de plus belle. La bonne-entente entre les races pour le rétablissement de la justice, nous en sommes. La bonne-entente pour l'étouffement de la justice, pour permettre aux oppresseurs de tenir leurs victimes sous leurs griffes, sans être inquiétés, nous n'en sommes pas du tout. Nous croyons, du reste, que les Canadiens français ont mieux à fa^re que de s'entendre prêcher la tolérance par les leurs ou par les autres. Ce n'est pas l'esprit de tolérance qui est en péril chez nous. La tolérance, nous l'avons pratiquée et nous la pratiquons encore jusqu'à la bêtise, jusqu'au suicide national. Avant l'union des races, nous voulons, selon la formule de M. Antonio Perrault, réunion dans la race". Voilà qui est plus urgent et plus conforme à la charité, laquelle e»t bien aussi une espèce de tolérance.
f^^A^ CONCOURS D'ART DRAMATIQUE
Notre premier concours d'art dramatique nous a valu Contre le Flot de Magali Michelet, qui a subi avec grand succès l'épreuve de la scène. Ce succès fort consolant nous détermine à tenter un deuxième concours. L'Action française propose donc aux concurrents la composition d'un drame ou d'une comédie sur un sujet patriotique. L'on voudra entendre par là une œuvre qui flagelle l'un de nos travers ou serve à fortifier le patriotisme canadien-français.
Voici les conditions du concours: