CET ARTICLE DE M. DE NOUSSANE
Il faut revenir sur ces pages du Correspondant. M. Henri de Noussane vient d'écrire là, sur notre littérature canadienne, une étude d'ensemble comme il ne s'en était pas écrit depuis longtemps dans une revue de France. Ces pages nous révèlent un noble esprit qui s'est efforcé de nous bien comprendre et qui nous juge loyalement et avec sympathie. M. de Noussane est de ceux qui regrettent que la France n'ait pas suivi d'un regard dIus attentif les batailles que nous avons livrées ici pour la survie de sa culture et de sa race. Pour rapprocher les deux pays, il émet un vœu qui vaut la peine d'être retenu : "Ah ! le beau, le rayonnant congrès à organiser à Paris, écrit-il, que celui de la presse de langue française paraissant à l'étranger... A ce congrès, la presse canadienne-française tiendrait un rang éclatant. Son hiscoire serait la plus touchante et la dIus romanesque," Ce vœu aura peut-être besoin d'être précisé. Mais il faut rendre hommage à la noble pensée qui l'a fait émettre.