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LA FÊTE NATIONALE

La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a remis à l'année prochaine la grande célébration qu'elle avait projetée. Ce n'est pas une raison pour que la fête nationale ne soit pas fêtée par tout le pays français. Si nous étions un peuple vivant sa vie normale, une exhortation comme celle-ci ne de\Tait pas même être nécessaire. Le sujet du discours patriotique s'indique de lui-même dans les campagnes; il faut prêcher contre l'exode rural; il faut mettre le campagnard en garde contre la fascination de la ville. Dans les villes, il faudrait prêcher cette année, la solidarité économique, fondement de notre indépendance comme race, condition de progrès plus élevés. Nous sommes en train d'enrichir de notre argent des éléments étrangers qui seront demain nos pires adversaires. Réagissons. Fêtons le 24 juin pour nous affirmer. Nous allions même dire: Arborons nos couleurs nationales, si aussi fiers que les plus petHes nationalités de la province, nous décidions enfin d'arborer notre drapeau.

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