‹ L'Action canadienne-française (volume 3)Chapitre 95 sur 232 · DOLLARD · texte numérisé non relu

DOLLARD

de l'archevêque, puis, le soir, vibrante conférence du Père Longprc, S. J.

Même chose chez les Franco-Américains et notamment à Manchester.

Il nous faut abréger. La hste serait longue des divers endroits du pays français où la fête de Dollard prend chaque année plus d'importance et plus d'ampleur. La voile est tendue; le vent soufSe. On ne peut plus même l'empêcher de souffler jusque dans Alexandria, Ont. Partout la presse, la grande et la petite, à pleines colonnes, annonce Dollard, chante son exploit fameux, réveille l'enthousiasme populaire. Tous ceux des nôtres qui jouissent de l'influence, de la fortune ou de quelque succès politique, doivent comme le menu peuple s'arrêter un moment et saluer bien bas cette figure de héros.

La raison de ce triomphe est simple; Dollard était un jeune. Sa piété, son sacrifice et son héroïsme touchent les cœurs, réchauffent les ardeurs généreuses. Puis, nous avions besoin de ce chef. Il est maintenant rentré dans notre vie. Il sera pour la nation un élément de résistance et de survivance.

Emile Bruche SI.

Ce 8 juin 1923.

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