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LE QUART DE SIÈCLE DU BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES

Laissez-moi vous signaler l'événement du jom- : un périodique de langue française, entièrement consacré à l'histoire cauacUenne,va atteindre ses vingt-cinq ans !

Ce périodique extraordinaire, c'est le Bulletin des recherches historiques fondé par Pierre-Georges Roy, à Lé\'is, au mois de janvier 1895, en pleiae jeunesse, en pleine illusion, en pleine audace !

Oui, le Bulletin a vécu \-iugt-cinq ans, mais si vous croyez que son existence s'est écoulée dans les fleurs et dans la soie, vous ne connaissez pas notre pubhc.

Qui dira ce que Pierre-Georges Roy a dépensé d'activité, de volonté et d'argent pour maintenir sa pubhcation à flot ?

Qui dira combien sa revue lui a appris à mesurer l'apathie et la mesquinerie des uns, ou l'ignorance et la fatuité des autres ?

Pas Roy, assurément, car U garde son expérience « éditoriale » poui" lui-même et ne veut même pas y penser.

Faible de constitution, mais puissant d'énergie, Pierre-Georges se traça un programme et se fixa un but; il décida que le Bulletin vivrait aussi longtemps que lui-même et il accompht le prodige ! 11 réussira jusqu'au bout, .n'en doutez pas.

Donc, malgré les embarras et les tracas, depuis cinq fois cinq ans, le Bulletin tous les mois, fournit à ses lecteurs des pages inédites, des documents oubhés ou inconnus, des notes précieuses, des études synthétiques et des nomenclatures qu'on chercherait vainement ailleurs. A telle enseigne que le Bulletin constitue, aujourd'hui, une collection indispensable qu'on songe à consulter d'abord, qu'on aime à garder près de soi toujours, ]\arcc que c'est une mine dans laquelle les historiens

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comme les simples cui'ieux vont puiser sans l'épuiser des informations de toutes sortes sur toutes sortes de gens et de choses d'autrefois. '

Aussi, des œu\Tes nombreases et justement appréciées de Pierre- Georges Roy, c'est celle-là, j'imagine, qui auréolera davantage sa mémoire, aux jours éloignés, nous l'espérons tous, où le vaillant écrivain ne sera plus.

Et maintenant, distingué collègue, au seuil de la vingt-sixième année du Bulletin, je voudrais formuler un souhait mirifique, de réalisation tellement improbable et impossible que l'imagination, rien qu'à l'entendre énoncer, s'élance dans le monde des fées et des gnomes.

Je souhaite au Bulletin, durant son prochain quart de siècle, autant d'abonnés payant leur abonnement d'avance qu'il y en a sur ses listes qui n'ont jamais versé un sou !

Après un tel souhait force m'est bien de mettre un point final.

E.-Z. Massicotte.

SILHOUETTES PAROISSIALES i

Nous comptions publier dans cette livraison une étude détaillée des Silhouettes paroissiales du R. P. Louis Lalande, s. J. Un contretemps imprévu nous contraint d'ajoiu-ner au mois prochain cette étude, mais nous voulons tout de suite, pour donner à nos lecteurs quelque idée du volume, inscrire ici quelques extraits de la préface qu'écrivit pour lui M. l'abbé Groulx. Nous citons donc :

« Des Silhouettes ! Voilà une étiquette qui annonce mal un beau livre. En réalité il y a beaucoup plus et beaucoup mieux que des silhouettes en ce volume de silhouettes. Plus que dans Causons et plus que dans Entre amis l'on retrouve ici l'attachante personnalité de l'auteur. Elle y est avec toute la force qui lui vient de la variété de ses dons, de la souplesse de ses ressources.

« Le Père Louis Lalande a trop fait de conférences pom* cesser d'en faire tout à fait. Et c'est tout d'abord leur conférencier favori, le pein-

1 Silhouettes pakoissialbs, par le R. P. Louis Lalande, s. J. Imprimerie du Messager. Prix : 75 sous, plus 5 soas pour le port. Distributeur pour le commerce : Service de librairie de l'Action française, 32, Immeuble de la Sauvegarde, Montréal.

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tre des brillants tableaux de mœurs, l'oratexir des censures intrépides que beaucoup croiront retrouver en ce dernier volume. Des pages nombreuses passeront sous leiu^s doigts, pleines d'idées serrées, entraînantes, d'allure oratoire, à grand orchestre, d'ime rare puissance verbale, phrases parlées qu'il faut écouter plus que lire, qui portent avec elles la véhémence d'ime action.

« Parfois entre ces morceaux plus graves, d'autres se gUssent, d'un ton plus léger, d'une prose qui veut soiuire ou charmer. Le conférencier se fait tout à coup miniatiuiste, ciscleiu- de figurines, j'allais presque dire billettiste. L'esprit et le cœur du Père Lalande se donnent ici plein triomphe. Quelle vie et quelles ressources du crayon ! Les johs traits, les jolis mots abondent, les uns à facettes, d'ime finesse jaillissante, ailée; les autres qui font penser, qui remuent plus que la tête, qui sont tout mouillés d'émotion. Lisez Dvfour, Mon casque, le Capot de mon curé, DcJaïte. Il y a là beaucoup de cœui. presque trop d'esprit. Et tout cela soutient sans doute des caricatures amusantes, des éreintements spirituels, mais aussi et toujours de soUdes leçons morales, des portraits de beauté mâle, de \ alliance laborieuse, presque toujours croquis de tj'pes de chez nous cueillis au passage par le missionnaire.

« Les portraits font le nombre, ccmmie il convient, en ce recueil de silhouettes. Et par là s'affirme une fois de plus la personnahté de l'écrivain. Voudrais-je définir le talent du Père Lalande que tout spontanément j'écrirais le mot « moraliste ». Et le mot, ai-je besoin d'y appuyer? évoque de très nobles facultés. Il veut dire la pmssance de voir, le don d'une intelligence active, qui réagit au contact des choses, du vaste spectacle humain, qui a le goût des paysages d'âme, qui voit plus loin que les apparences, qui, sous les paroles et les gestes, va chercher une psychologie. Il veut dire encore et par-dessus tout une âme en hauteur, de droiture honnête,, vigoureuse, capable d'aimer le bien fortement, de beaucoup souffrir des laideurs. Et j'ajoute qu'au moraliste qui veut s'achever en écrivain il faut enfin le don du mot, le don du pittoresque, la puissance même de la satire qui renvoie en fresques, en eaux-fortes, en peintures à relief les visions aiguës du p.çychologue. »

NOTRE CONCOURS

Nous prions ceiLx qui ont bien voulu prendre part à notre concours d'abormements de se rappeler que les derniers abonnements comptés seront ceux qui seront apportés par le dernier courrier distribué à Montréal le 31 décembre.

Nos CONFÉRENCES — La séiie de nos conférences montréalaises se déroule, avec un su:'ccs croissant, à la salle de la Bibliothèque Saint- Sulpice. Nous avons débuté avec Mgr Gauthier, rectem* de l'Université de Montréal; nous avons eu poiu deuxième conférencier M. Edouard Montpetit et la série se poursuivra, le jeudi 8 janvier prochain, avec M. l'abbé Olivier Maurault, p. s. S. M. l'abbé Maurault a pris pour sujet Noblesse oblige et sera présenté par M. le docteur Joseph Gauvreau, premier secrétaire général de la Licjve des Droits du français. M. Arthur Surveyer a bien voulu accepter la présidence d'honneur de cette séance.

M. Montpetit a traité d'un sujet d'importance très considérable : le progrès numérique des Canadiens français et les dangers qui le menacent. Cette conférence, parlée sur des notes, sera bientôt rédigée. Nous ne savons encore toutefois si elle prendra place dans une brochure spéciale ou dans un volume d'ensemble que prépare l'auteur. Peutêtre les deux modes de publication pourront-ils être successivement adoptés.

C'est M. Léon Lorrain, professeur à l'École des Hautes Études commerciales et Vxm des premiers directeius de la Ligue des Droits du Jrançais, qui avait bien voulu accepter de prononcer l'allocution d'ouverture. Il en a profité pour évoquer, de façon très spirituelle, les modestes débuts de la Ligue et de V Actioii française. Le président d'honnexir, M. le juge Laf ont aine, doj^en de la Faculté de Droit de l'Université de Montréal, a déclaré — et c'était bien l'un des plus grands éloges qu'on pût nous faire — que V Action française est un professeur d'énergie et de fierté.

En même temps que M. Montpetit donnait à Montréal cette conférence du 13 décembre, M. l'abbé Groulx faisait à Sherbrooke une première conférence d'Action française, où il traitait des Raisons de notre fierté. Quelques jours plus tôt, il avait inauguré la série que nous donnons à Ottawa, d'accord avec V Institut canadien français, par une puissante, pittoresque et touchante évocation de la Vie de nos pères. Le deuxième orateur de cette série a été M. Jean Désy, professeur à l'École des Hautes Études Commerciales, qui a traité de Marc Lescarbot. H sera suivi de MM. l'abbé Olivier Maurault, p. s. S., Emile Miller, professeur de géographie canadienne à l'Université de Montréal, Louis Durand, avocat, et Léon Lorrain.

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Notre Ai,m.o«*ach — Trente-cinq mille exemplaires de notre almanach ont déjà été enlevés. La vente dépasse déjà de dix mille le chiffre total de la précédente édition, et nous ne sommes qu'aux derniers jours de 1919. Il faut que les quelques mille qui sont encore disponibles partent au plus tôt. Les quinze jours qui restent d'ici les Rois devraient régler leur compte. Notons à ce propos que nous tenons à la disposition de nos amis un certain nombre d'exemplaires reliés, pleine toile, de V Almanach, au prix de 35 sous (40 sous franco). C'est un joli cadeau de Jour de l'An.

Nous ne pouvons signaler tous les efforts faits pour la diffusion de y Almanach — nous remercions à ce propos nos amis connus et inconnus — mais il en est im que nous ne pouvons nous empêcher de noter, parce qu'il a été l'occasion d'une manifestation particulière et qu'il tend à créer une tradition. C'est l'école Sainte-Madeleine, à Ahuntsic, qui en a été le théâtre. Cette année, comme l'an dernier, on y a établi une sorte de concours entre les élèves pour la diffasion de V Almanach et l'on a organisé en l'honneur des vainqueurs une fort johe fête. Il' Action française a été heureuse de s'associer à cette manifestation par la présence et la parole de M. l'abbé Maïu^ault, l'un de ses meilleurs amis, et de son secrétaire général, M. Anatole Vanier, avocat.

Rappelons, pour qui l'aïuait oublié, les conchtions de vente de V Almanach : 20 sous l'exemplaire (plus 3 sous pour le port); $2.00 la douzaine; de 50 à 99 exemplaires, 16 sous l'exemplaire; de 100 à 499 exemplaires, 15 sous; de 500 à 999 exemplaires, 14 sons; poui- 1000 exemplaires et plus, 12 sous l^. Port en plus dans tous les cas. On peut grouper les commandes, les faire expédier à des adresses différentes et bénéficier quand même des réductions justifiées par la commande globale, pourvu que l'administration n'ait affaire qu'à un correspondant.

L.-v Mission de L'IlNivEnsiTÉ — La première de nos publications sera la Mission de l'Université, texte de la grande conférence de Mgr Gauthier, qu'accompagneront les brèves allocutions prononcées le même soir par M. l'abbé Perrier et M. Athanasc David. Il a été finalement décidé de publier ce texte, dont il sera fait un grand tirage, dans notre collection orange, à dix sous. (A la douzaine, $1; au cent, $S; au mille S70 (.port en plus toujours). Au moment où s'organise, en faveur de l'Université de Monttéal, une retentissante campagne, jette brochurette offrira un intérêt tout particulier.

D'autres publications, sur lesquelles nous donnerons en janvier des détails précis, sont pareillement en préparation, notamment Au

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service de la Tradition française, de M. Montpetit, uiie édition copieusement illustrée de Chez nos ancêtres de M. l'abbé Groulx et les Lenaemains de conquête du même auteur.

Changements d'adresse — Chaque changement d'adresse comporte des frais de composition nouvelle,nous est charge à part par nos imprimeurs et diminue d'autant le prix réel de l'aboimement. Si l'Action française était ime revue à 88 ou SIO, cela n'aurait guère d'importance; mais, sur un maximum de $1, alors que le coût de revient augmente avec tant de rapidité, tout compte. C'est pourquoi, à l'avenir, nous ne pourrons effectuer qu'un seul changement sans frais, et cela pour les aboimés qui seront en règle avec l'administration. Une somme de 10 sous devra être paj'ée pour tous les autres changements.

Cette petite modification ne surprendra guère la plupart de nos lecteurs. Il y a longtemps qu'un grand nombre de publications françaises font payer à part les changements d'adresse.

Notre service de librairie — Plusieurs de nos clients sont en retard aA-ec notre Service de librairie. Xous les prions de s'acquitter au plus tôt, afin de nous éviter d'inutiles frais de correspondance. Nous fermons nos livres au 31 décembre et A'oulons lefplus^possible^simplifier le travail de notre administration.

Abonneiîexts de So et de SIO — On sait que Tabonnement de .?5 donne droit à l'envoi, sans commande spéciale, de toutes les publications de l'Action fraiiçaise, sauf la revue; l'abonnement de $10 donne droit à l'envoi des principales nouveautés canadiennes, en plus de nos publications — jusqu'à épuisement des deux souscriptions, cela va de soi. Le grand avantage de ces deux abonnements, c'est d'éviter d'inutiles frais de correspondance. Si telle brochure, par exemple, vous plaît, vous n'avez, après avoir reçu le premier exemplaire, qu'à jeter une carte à la poste pour en commander deux, trois ou dix autres. Autrement, il vous aurait fallu faire deux lettres et deux chèques ou bons postaux.

Les abonnements sont naturellement payables d'avance.

SI et plus — Plusieurs de nos amis nous ont souvent dit : Nous paierions volontiers $2 ou $3 pour l'Act^^on française. . . Au prix où sont le papier et la main d'œuvre, ils iieuvent, sans le moindre danger de trop nous enrichir, se passer cette futile fantaisie.

Jean Reauchemin.

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