CHARLES GILL
Tous les deux, nous aimions les arbres vénérables Qui, sur notre montagne, élèvent leur beauté ; Mais, toi, tu les peignons avec fidélité : Ormes, saules, bouleaux, peupliers, pins, érables.
Ton fin pinceau traçait les branches admirables,
Tu saisissais la forme en sa diversité.
Tu mariais la grâce avec la majesté
Et tu savais capter les couleurs innombrables.
Et maintenant, mon vieil ami, tu dors en paix Tout près des troncs rugueux et des rameaux épais Dont, avec tant d'amour, tu fixais la mémoire. . .
Dors !. . . Le mont familier jamais ne t'oubliera ! Quand, dans les cœurs humaine, ton nom s'effacera, Lui, par ses grandes voix, rappellera ta gloire !
Albert Lozeau.
Vol. III. Xo 3, M.^n.s l'Jl'J
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