‹ L'Action canadienne-française (volume 4)Chapitre 35 sur 123 · A NOS AMIS · texte numérisé non relu

A NOS AMIS

On veut bien nous dire que V Action française témoigne d'une acti%àté considérable : plus de quarante mille brochures de sa série orange ont déjà été jetées dans le public, à part les soixante mille exemplaires de son Almanach, les milliers et les milliers de livi-aisons de sa re^'ne, les milliers d'exemplaires de sa série verte, le li^Te de Lamarche, etc.; d'autres publications sont à la veille de paraître; des conférences dont on s'accorde à louer la valem' ont réuni au Monument national de magnij&ques auditoires; des initiatives variées sont en voie d'exécution ou en préparation.

Mais tout cela ne représente qu'une partie des choses que nous croyons nécessaires, urgentes même, et V Action française pourrait faire bien davantage si elle disposait de moyens plus considérables. Ces moj^ens, c'est à ses amis qu'il appartient de les lui fournir.

L'Actio7i française n'a point à se plaindre, certes, de ses amis. Elle a reçu des concours, elle a bénéficié de dévouements qui commandent la plus vive gratitude; mais combien de dévouements et de concours possibles n'ont pas été utilisés, parce qu'on ne les connaissait point, parce qu'ils n'osaient pas s'offrir?

Et voilà précisément pourquoi nous prions aujourd'hui nos amis de vouloir bien nous écrire, nous dire en toute simplicité : Voici ce que je pourrais faire, sous quelle forme, de quelle façon je pourrais contribuer à rœu\Te commune. . . Et encore: Je connais en tel endroit, telle personne, tel groupe qui pourrait rendre tel service. . , Ou bien: Il y aurait, ce me semble, telle

chose à faire, à laquelle on ne pense pas assez ou que l'on ne travaille pas suffisamment. . .

Ainsi, nous pourrons étendre notre champ d'action, élargir et fortifier nos cadres.

Que personne n'ait d'hésitations : comme le faisait un jom* observer l'un de nos amis, le propre de l'Action française, c'est précisément d'offrir de la besogne à tous. On peut l'aider en lui fournissant des articles ou la matière de livres nouveaux; on peut pareillement l'aider en facilitant la diffusion de ces articles et de ces livres; on peut s'ingénier à provoquer des réunions publiques ou multiplier les actes individuels; on peut donner du temps ou de l'argent : tout cela compte, tout cela sert. Nous réclamons des idées nouvelles, nous sommes heureux d'accueillir des projets nouveaux, mais, dès maintenant, nous avons assez de travail en vue pour occuper toutes les bonnes volontés. Qu'on n'ait, de ce côté, aucune inquiétude 'M^^B^^^

Et qu'on nous écrive tout de suite :^ Voici mon|nom, mon adresse, ce que je puis faire pour la cause. . . Voici le nom et l'adresse de tel de mes amis qui pourrait vous aider. . . Qu'on ne craigne point d'indiquer des services qui pourraient paraître d'un ordre trop modeste: lorsqu'il faut rapidement adresser et expédier mille ou deux mille lettres, c'est un grand avantage, et une économie sérieuse, que de pouvoir compter sur le concours d'aides de bonne volonté; lorsqu'il faut répandre dans le public, par milliers, des brochures de propagande, il est important d'avoir de bénévoles vendeurs et nous sommes très fiers des jeunes gens et des jeunes filles qui, dans nos réunions publiques, ont l'obligeance d'offrir aux auditeurs nos publications diverses.

Que nos amis les plus dévoués, ceux qui ont donné déjà les meilleures preuves de générosité, qui se savent connus de nous, veuillent bien aussi répondre à cet appel — pour compléter l'enquête d'abord, pour nous apporter ensuite le fruit de leur expérience.

Nous faisons une sorte de recensement des bonnes volontés d'Action française. Que personne ne manque au rendez-vous. . .

Omer Héroux.

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