RAISONS POUR LESQUELLES L'ASSOCIATION D'ÉDUCATION A BESOIN D'ARGENT
La Liberté de Winnipeg a publié, dans son numéro du 2.3 mai 1917, le communiqué suivant:
L'Association d'Éducation a besoin d'argent, beaucoup d'argent.
Jusqu'à présent l'Association a recueilli la somme de 84,000, elle en a dépen.sé .$1,000.00; et elle a en banque $3,000.00. Ces chiffres ronds sont exacts à $10.00 près.
Qu'a fait l'Association de ces $1,000.00 dépensées ? Elle s'est constituée, elle a organisé par toute la province, une série d'assemblées, dont elle a fait les frais nécessaires; elle a fait imprimer, depuis quinze mois, toute une littérature: lettres, mémoires, circulaires variées pour l'organisation des cercles paroissiaux, etc. Les timbres de la poste ont pris une somme considérable; l'organisation seule du grand congrès de juin dernier est ime entreprise qui a coûté ime bonne somme.
Pour montrer l'économie avec laquelle on procède, l'Association n'a eu jusqu'à présent qu'un seul fonctionnaire, monsieur A.-J. Papineau, qui, à proprement parler, n'a pas eu de salaire, sinon ime faible gratification qui se monte à $325.00
Avec ces modestes $1,000.00, l'Association, qui travaille depuis quinze mois, a réussi à grouper nos forces nationales et a vu à ce que l'enseignement bihngue soit donné dans tous les endroits où il doit être donné. C'est déjà beau d'avoir pu, avec 81,000.00, empêcher l'anéantissement de nos écoles, quand la Législature vota la suppression du français.
Il reste $3,000.00 en caisse; c'est iine somme qu'il va falloir grossir nécessairement, car voici les tâches qui se présentent inévitablement pour l'Association d'Éducation:
1. S'assurer d'instituteurs et d'institutrices qualifiés et en envoyer le plus grand nombre à l'école normale pour l'obtention des diplômes. La suppression de l'école normale bilingue rend ce problème excessivement difficile.
2. Continuer à donner im maigre salaire à un secrétaire et à lui rembourser ses frais de papeterie et de timbres; payer im loyer de bureau.
3. Donner des octrois dans certains centres où nos compatriotes, trop en minorité, ont cependant le patriotisme d'ouvrir des écoles du soir.
4. Etre prêt à payer le local d'une école et le salaire d'un instituteur dans tous les endroits où l'on voudra nous enlever les octrois scolaires sous prétexte que nous ne nous conformons pas à la loi. Nous nous sommes trouvés face à face avec cette menace plusieurs fois déjà.
Cette énumération, forcément incomplète, montre cependant que l'Association va être appelée avant longtemps à dépenser non seulement les §3,000.00 qu'elle a en caisse, mais beaucoup plus, si les Canadiens-français du Manitoba veulent continuer à exister comme nationalité. Ce qui presse le plus, et ce qui sera le plus dispendieux probablement, ce sera d'assurer à nos centres français des instituteurs qualifiés et diplômés, car im grand nombre de diplômes de grades inférieurs, et donnés pour un temps seulement, sont près de se périmer; et le Département d'Éducation nous donne des avis de plus en plus clairs que le régime des permis pour instituteurs doit cesser.
Le comité exécutif de l'Association a siégé, depuis quinze mois, durant de longues heures, plusieurs fois par mois, et quelquefois, plusieurs fois par semaine. Les membres de cet exécutif ne demandent pas im sou de rémunération, mais ils supplient les Canadiens-français du Manitoba de leur fournir les fonds nécessaires au maintien de l'organisation scolaire française dans nos écoles.
NOTE DE LA RÉDACTION. — Nous sommes contraints de remettre à la prochaine livraison plusieurs pièces importantes.
1ère année, no 7 Montréal Juillet 1917
A'/kction française
Revae paraissant le 25 de chaque mois
Ce cinquantenaire
par l'abbé JZionel Qroulx
A TRAVERS LA VIE COURANTE, Pierre Hoaher - TRI- BUNE DE NOS LECTEURS - JOURNAUX, LR'RES ET REVINS - PETITES NOTES — PARTIE DOCU- MENTMRE: Lellre de M. Landry à Mgr VArcha'êque d'Ottawa; Lettre de Mgr V Archevêque d'Ottawa aux fidèles; Lettre de M. Landry au Droit; Lettre de Mgr J.-O. Rouihie'r au Droit.
Prix : 10 sous y: ,^
LIGUE DES DROITS DU FRANÇAIS
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