UNE REVUE FRANCO-ONTARIENNE
Nous saluons avec joie l'apparition d'une nouvelle revue, le Bulletin paroissial de Svdbury. Le premier numéro dit clairement son esprit: "Je suis catholique et je parle français. Tous les mois je viendrai visiter les familles qui voudront me recevoir et je leur parlerai de mille choses qui intéressent la vie paroissiale. La vie paroissiale, c'est la vie catholique, c'est aussi pour beaucoup la vie nationale. Nos pères qui n'étaient que GO. 000 quand nous passâmes à l'Angleterre se sont groupés autour de leur clocher, autour de leurs prêtres, et c'est là qu'ils ont réussi à vivre, à se multiplier, à rester catholiques et Français. Il en sera de même de nous. Plus nous aimerons nos paroisses, plus nous seront forts." Et un peu plus loin: "Je veux être l'ami de tous les catholiques, je veux être l'ami spécialement des catholiques français. Je suis la première pul^lication du Nouvel-Ontario à parler leur langue, et j'en suis fier."
Dans le numéro suivant, celui de juin, la fêle nationale fournit au Bulletin une nouvelle occasion de manifester ses tendances patriotiques. Il donne à nos compatriotes de sages conseils, leur dit pourquoi ils n'ont pas à rougir de leur langue, quelle sauvegarde elle constitue pour leur foi et comment ils la doivent défendre.
Nous féhcitons vivement la nouvelle revue de cette attitude franche et salutaire et nous faisons des vœux pour qu'elle prospère et exerce dans le Nouvel-Ontario une influence profonde.