‹ "L'Action catholique" les évêques et la guerreChapitre 1 sur 2 · "L'Action catholique" les évêques et la guerre · texte numérisé non relu

"L'Action catholique" les évêques et la guerre

Petit plaidoyer pour la liberté de pensée du bas clergé et des V laïques catholiques en matière

politique

Chez l’auteur, à Montréal, B* S.-Joseph, 134-Est,

et chez les principaux libraires

sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent

Olivar Asselin

Petit plaidoyer pour la liberté de pensée du bas elerg’é et des laïques catholiques en matière politique

Chez l’auteur, à Montréal, Bd S.-Joseph, 134-Est, et chez les principaux libraires

10 sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent.

Pieusement dédié à mon père, homme simple et juste, qui avec beaucoup d’autres bons citoyens, de 1870 à 1880, eut à soulffrir l'hostilité et parfois les persécutions du clergé de Charlevoix, parce qu’il na voulait pas .reconnaître .pour envoyé de Dieu sir Hector Dangevin, ministre concussionnaire, protégé de l’épiscopat, mort depuis déshonoré.

https://archive.org/details/lactioncatholiquOOOOasse

Au lecteur

Cette brochure, pour des raisons évidentes, aura la circulation et l’influence que voudront bien lui assurer par leur intelligente générosité les amis de la liberté de parole. Que ceux qui m’auront fait l'honneur de me lire se donnent le mot pour la répandre, et j’ose prédire qu’à elle seule elle fera plus que cinq cent mille millions d’articles de la “Presse” pour déchirer le manteau de plomb qui depuis quelque temps, prenant la couleur du ciel, — d’un ciel de plomb — et soutenu par les mains d’“opérateurs” puissants et invisibles, — ou trop visibles, — s’abat rapidement sur notre province.

Qu’on ne s’embarrasse pas plus de scrupules religieux que je ne l’ai fait moimême. Si quelque chose égale en liberté mes jugements sur Mgr Paul-Emile Roy, Mgr Bruchési et l’abbé d’Amours, c’est ce que Louis Veuillot a dit à mainte reprise des évêques de France. Lui, il traita toute sa vie d’égal à égal avec l’épiscopat dans les questions politico-reli-

gieuses. Moi qui n’ai pas sa foi de charbonnier, je n’ai pas cette prétention; je veux seulement traiter comme un citoyen ordinaire — seulement un peu plus rudement, parce qu’il est plus dangereux, — l’homme d’Eglise qui se prête de propos délibéré, en matière purement temporelle, à une malsaine et basse politiquerie. J’ai parlé de la guerre en premier lieu parce que, sur ce point, l’abus crevait les yeux. D’ici à quelque temps, si Dieu me prête vie, — et pour une oeuvre aussi nécessaire il me la prêtera, — je revendiquerai sur d’autres points les droits des laïques dans les questions libres. Je continuerai de parler haut et ferme. Mais si haut que je parle, mes amis catholiques n’ont pas besoin de s’inquiéter: comme celui... d’un autre monstre que je pourrais nommer, mon bullaire restera impeccable.

Page 1