Mesures pour assurer le service religieux dans
les diocèses envahis par V ennemi.
L’envahissement successif de la Belgique, de la France du nord, de la Galicie, de la Pologne, de l’Italie, de la Serbie a posé une foule de problèmes, dans l’exercice de la juridiction ecclésiastique.
Par les décisions des Congrégations romaines compétentes, le Saint-Père a pourvu aux circonstances, de manière à ce que la délicatesse du senti-
ment national n’eût rien à souffrir dans l’accomplissement des devoirs religieux. Là où la communication des fidèles avec leurs évêques ne pouvait pas avoir lieu, Benoît XV n’a pas hésité à nommer des vicaires généraux provisoires, dépendant directement du Saint-Siège.
i. Assistance religieuse des prisonniers .
Aux évêques dans les diocèses desquels se trouvent des prisonniers de guerre, le pape a demandé avec insistance de s’occuper de ces malheureux dans les sentiments de la plus tendre charité. Ils doivent désigner des prêtres sachant leur langue, pour les visiter, consoler et assister. Ces prêtres sont priés de veiller particulièrement à ce que les prisonniers correspondent avec leurs familles ; et le cas échéant, ils se chargeront d’écrire les lettres.
Sur cet article, les archives de la Secrétairerie d’Etat sont remplies de documents concernant les instances faites par le Saint-Siège auprès des évêques et auprès des divers gouvernements.