‹ L'action de Benoît XV pendant la guerreChapitre 25 sur 33 · En Belgique · texte numérisé non relu

En Belgique

Au moment du sac de Louvain, l’auditeur de la nonciature de Bruxelles (1) protesta contre l’incendie de l’Université et réclama la liberté immédiate du Recteur et des professeurs de l’Université.

Il protesta contre la mise à mort du P. Dupierreux, jésuite, coupable d’avoir écrit sur un carnet personnel que les Allemands renouvelaient les exploits du calife Omar; il demanda que le corps du religieux fusillé fût exhumé pour être remis à qui de droit. Les mêmes protestations se lirent entendre, pour la mise à mort de plusieurs autres prêtres. Les démarches du prélat obtinrent encore la mise en liberté de prêtres, de religieux, de citoyens arrêtés en masse à Louvain et transférés à Bruxelles.

Il défendit les Jésuites de Louvain, accusés sans raison d’avoir une station de T. S. F.; et on fît droit à ses réclamations.

A la suite des accusations portées par la Gazette de V Allemagne du Nord , contre les médecins, les infirmiers et les prêtres, dénoncés comme coupables d’avoir maltraité des blessés allemands,

1. Le nonce avait suivi le gouvernement belge à Anvers d’abord, puis au Havre.

PENDAMT LA GUERRE

l’auditeur de la nonciature formula auprès du gouvernement impérial d’expresses réserves.

Il plaida en faveur de religieux anglais arrêtés, de curés chassés de leurs paroisses ou condamnés aux travaux forcés.

j Le 2 septembre 1914, il remit au gouverneur général allemand de Belgique une liste de tous les monuments artistiques de Bruxelles, de- 4 mandant qu’ils fussent respectés.

Il fit également des représentations, auprès du même gouverneur général, pour protéger la bibliothèque des Bollandistes de Bruxelles.

Après le bombardement des cathédrales de Malines et d’Anvers, il remit au gouverneur général allemand la liste de tous les monuments classés du royaume, en insistant sur la nécessité de protéger les édifices religieux.

Malgré de grandes difficultés, il entreprit une enquête, à travers la Belgique entière, afin de se rendre compte des destructions commises et d’être en mesure de formuler des protestations et des requêtes.

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