‹ L'action de Benoît XV pendant la guerreChapitre 24 sur 33 · Aumônes royales du pape · texte numérisé non relu

Aumônes royales du pape

a) En Belgique. — Pour la restauration des églises et les besoins des nécessiteux, Benoit XV a donné plus de 100.000 francs. Prié de patronner l’idée d’une quête, en Amérique, en faveur des orphelins belges, il écrit au cardinal Gibbons (28 octobre 1916) pour recommander la souscription à son zèle, et il s’inscrit en tête de la liste pour 20.000 dollars.

On sait aussi que, pour reconstituer la bibliothèque de l’ Université de Louvain, le pape a donné tous les doubles de la Bibliothèque vaticane.

Les collectes pour le Denier de Saint-Pierre ont été refusées par le pape.

b) En France. — Les dons reçus des évêques pour le Denier de Saint-Pierre sont restés entre les mains des donateurs. Benoit XV a donné en outre plus de 100.000 francs.

c) En Prusse. — Le pape a fait à l’égard des évêques allemands le même geste que pour les évêques français. Il a offert, de plus, en 1915, 10.000 marcks pour les besoins de la Prusse orientale envahie.

d) En Pologne. — La quête organisée par les évêques polonais, dans le monde catholique, avec l’appui de Benoit XV, a produit quatre millions. Mais Benoit XV ne s’est pas contenté de

ces ressources. De sa main bienfaisante, de fortes sommes se sont échappées, qui montent à plus de 60.000 francs.

e) Dans les Balkans et en Russie. — La Serbie, la Lithuanie, la Ruthénie, le Monténégro, ont aussi reçu les aumônes du pape.

f) En Italie. — L’Italie n’a pas été oubliée dans cette munificence. Les évêques des pays envahis, les orphelins, les ouvriers italiens travaillant en Belgique, les écoles de Rome, etc., ont été secourus sans compter, soit par allocations mensuelles ou annuelles, soit par des dons extraordinaires.

Nous ne parlons pas des séminaires et des collèges pontificaux mis à la disposition des blessés et des malades italiens, d’un bout à l’autre du royaume.

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