Lors des déportations
On se souvient de la stupeur de l’opinion, en face des razzias humaines organisées par les Allemands.
Le 7 juin 1916, le cardinal Gasparri demande au cardinal Hartmann, archevêque de Cologne, de le renseigner au plus tôt sur les déportations en masse, faites au nord de la France, sans égard aux lois de la justice et de la moralité. Le quartier général allemand, par la plume du baron de Freytag, ne manqua pas d’expliquer ces mesures par le simple désir de répartir la population d’une façon qui faciliterait le ravitaillement.
Rome ne fut pas dupe. Dans son allocution du 4 décembre 1916, le pape protesta contre le principe même des déportations en masse. Il serait facile de joindre à ce texte une liste assez longue de démarches particulières survenues à l’occasion
de mesures prises par les Allemands en France ou en Belgique.
Le 2 avril 1917, au sujet d’ouvriers belges emmenés de force en Allemagne, le comte Hertling mandait au nonce de Bavière que de t pareilles vexations n’auraient plus lieu à l’avenir;
et que ceux qui auraient été injustement emmenés auraient la liberté de revenir dans leur 4 pays.