Revue de Paris , V novembre 1918, p
l’action de BENOIT XV
vière, le 24 janvier 1917, a félicité ce gouvernement de considérer la religion comme le premier élément de la civilisation et du progrès.
Pour M***, ce sont là des arguments quintessenciés et irrésistibles.
3° M*** pense avoir « démontré, à la rigueur des termes », que Benoît XV refuse d’avouer que «les méthodes de guerre de l’Allemagne sont plus répréhensibles que celles de ses adversaires » .
Qui a oublié (1) la fameuse interview Latapie, en juin 1915? Or, là, après avoir dit que le torpillage du Lusitania était un affreux forfait, le pape demanda à son interlocuteur s’il pensait que le blocus décidé par l’Entente procédait de sentiments bien humains. Il y a plus, lors du bombardement de Paris, le Vendredi Saint de 1918, le cardinal Gasparri a approuvé le cardinal Hartmann de n’avoir pas répondu à la protestation du cardinal Amettepar une autre protestation. En mai 1918, le pape apriéla France et l’Angleterre de s’abstenir de raids d’avions, le jour de la Fête-Dieu ; et comme les Alliés jugeaient que demander la réciprocité à l’adversaire aurait l’air d’un marché, Benoît XV n’a rien réclamé de l’Allemagne. Il a essayé, en revanche, d’obtenir de tous les belligérants la cessation des bombardements par avion, hors de la zone de combat.