ftevue de Paris , 1er novembre 1918, p
diviser l’Entente pour rendre vain le pacte de Londres ».
De tous les chapitres du réquisitoire de M***, celui-ci est le plus luxueusement documenté (1).
Au Vatican, les plus hauts prélats comme les gens de moindre qualité assurent que c’est folie aux Français de se fier à l’Angleterre. Au printemps de 1915, le Souverain Pontife a dit à M. René Bazin que la Russie ne devrait pas être maîtresse à Constantinople.
D’autre part, « il est possible et près d’être certain » que le nonce de Bruxelles s’est mêlé à une des tentatives de l’Allemagne pour faire, avec la Belgique, une paix séparée; des catholiques allemands sont allés en Belgique, en janvier 1916, afin d’y prêcher au nom du pape, à ce qu’ils disaient, une paix séparée ; lorsque le comte Hertiing, en février 1918, ht une démarche dans le même sens, l’ Osservatore romcmo l’approuva d’abord (27 février), puis le désapprouva (28 février).
A la fin d’août 1916, le cardinal Gasparri çeçut M. Helsey, envoyé du Journal ; il lui aurait parlé librement de la menace russe contre la France, de l’égoïsme anglais, de l’appétit italien ; c’est du moins ce qu’a raconté dans le Populo d'Italia un certain M. Reisac ; M, Helsey s’est dégagé par un démenti, mais M. Reisac lui a jeté à la facelenom