PARTIE PÉRIODIQUE
hospitalilë puisqu'il Taccorde aux productions non moins affreuses d*antres spécialistes.
M. Jean -Paul Laurens a su, avec grand talent, improviser un carton démesuré pour la Glorification de Colbert. Une commande si importante méritait plus de réflexion et d*étude. D'excellents ouvriers travailleront donc pendant des années à traduire en tapisserie une composition rapide dont les trous sont bouchés au hasard? M. Toudouze, pour les Gobelins aussi, a grandi en leur enlevant tout caractère quelques miniatures du xv« siècle.
M.Tardieu a cru glorifier /« Travail en donnant à des maçons des attitudes forcenées. 11 aurait du voir un chantier et il n'estpas permis d'oublier que Puvis de Ghavannes a peint des hommes au travail : on peut tous les jours voir les études de ses forgerons au musée du Luxembourg. Dans cette grande salle d'honneur il n'y a plus à voir qu'un portrait de M. Synave.
On ne s'engage pas sans effroi dans le dédale. Voici encore Jean-Paul Laurens, mais avec une belle œuvre, et les mélancoliques études de Martin et de Foreau, plus loin un paysage de Mostyn, puis Abei Faivre avec un portrait de garçonnet. M. Pa tricot a peint Mme Loubet (1). M. Wéry donne une Venise grise et mélancolique.
On comprend que la famille Humbert ait aimé la peinture de Hoybet. Il peint comme elle empruntait, mais sans génie. Beaucoup plus loin les
(1) On lit dans les joaraaux :
« Au cours de sa visite au Salon, le Président de la République a fait appeler le directeur des beaux-arts et lui a exprimé le désir de voir le grand tableau de Iwill, « Venise le soir », acquis par TEtat. Le Président a bien voulu ajouter qu'il serait heureux de le voir au musée du Luxembourg, figurer en face du beau tableau de Ziem. n
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toiles de M. Zwiller étonnent par leur parenté avec celles de Henner. M. Zwiller est à Henner ce que Mme Romani est à Roybet ; il est aussi le Charles Benoist de la Société des artistes et prétend provoquer une renaissance par une modification au règlement. La toile de M. Rieder, A/s Cave, est une œuvre excellente, c*est une recherche heureuse à côté de l'inspiration habituelle de l'artiste traduite cette année par une Soirée intime très recueillie.
Arrêtons-nous encore au Repas des servtmtes, de Bail, et à ses dentellières; au Viatique^ de Victor Leydet; à VHomère, de Reynolt.
Nous ne pourrons pas éviter la grande décoration de M. Edouard Détaille. Voici les Bonnat dont Raoul Ponchon a publié une excellente analyse dans rëtude la plus raisonnable qui ait été publiée sur les Salons :
Comment, Bonnat, disait Charles Durand, Ta t'y prends
Pour ne jamais faire que du Rembrandt?
— Je prends de la bitume, Du goudron pour mon rhume, Du brun pour le costume ' Et du jus de chapeau Et du noir pour la peau.
Hàtons-nons à travers encore une vingtaine de salles et citons les œuvres de Hanicotte, de Hébert, de Henner, le portrait de Caro-Delvaille, MUeDufau, Devambez et Benjamin-Constant.
A la sculpture il faut admirer la belle œuvre de
Dubois : Souvenir et puis le Duguèsclin^ de Fremiet.
On est fort étonné que M. Denys Puecb, le dicta-