SALON DE LA SOCIÉTÉ DF.S ARTISTES FRANÇAIS
L'Exposition de 1900 a marqué le triomphe éclatantTau seaildu xx* siècle, de l'art français dans toutes les branches. Je ne sais pas ce que sera l'art français au siècle suivant, mais s'il continue sa marche ascendante, nous pouvons croire qu'il montera encore plus haut.
(Paroles de M. Georges Lbyoues, ministre des Beaux- Arts, le 17 juin 1901.)
On peut au moins se reconnaître au Salon de la Société nationale, y flâner et distinguer quelques toiles ; ici, dans cet entassement incohérent, obscène, Tatmosphère est insupportable ^
On est blessé dÔs l'entrée par d'immenses images imbéciles. Les descriptions de Salammbô et de Quo VadiSy les aventures des marmitons nourrissent nos peintres. Us illustrent encore la pensée de Mûrger et les novateurs celle de M. Gérauit-Richard. Pour entretenir de lucratives renommées, ils nous imposent les faces, les profils, les trois quarts de la même belle dame, du poète notoire et du comédien. Souhaitons que les commerçants du quartier Saint-Sulpice songent à venir étaler leurs plaies au Salon. Le jury ne peut pas leur refuser son