MARIE
« Alcsuth, 18 janvier 1902. »
à Mon;iieur Charles Maurraa, Direction de la Gazette de France ^
1 bis, )*ue Bailli f^ Paris.
15 février \ 902,
r (( EMBAUMEUR d
Les élections approchent, le gouvernement de M. Waldeck-Rousseau n'est — diton — pas très content des pronostics de ses préfets. II se pourrait donc que la majorité des votes exprimât, en mai prochain, le sentiment confus, mais si profond, si énergique, si légitime que, dès le premier jour, nous nommâmes de ce nom de secte : le Nationalisme, — nous tous qui, en refusant de croire en Dreyfus, soulevions en effet dans l'Eglise républicaine une première hérésie grave. Cette « Ligue de la Patrie Française >, que plusieurs d'entre nous, futurs rédacteurs de V Action française (et parmi eux le signataire de ces lignes), ne chargèrent d'abord, sincèrement, que de purifier la République, cette Ligue va peut-être, à la suite du tumulte électoral, se trouver investie de la force et du droit de pousser à bout, de tirer au clair son propre vœu plus ou moins inconscient.
Il me semble que les chefs de la u Patrie
Française », s'ils sont mis en demeure, dans quelques semaines, de purifier, de désinfecter sérieusement la vieille Marianne que Forain connaît si bien, n'auront qu'une idée : ce sera de la « saler », comme on dit dans le grand monde.
Oui, — et c'est au sens propre qu'il faut prendre le mot, — ils voudront la saler, c'est-à-dire qu'ils voudront, l'ayant tuée, la « conserver» morte et séchée : et le gros sel, ce sera la soi-disant « volonté nationale », ce sera le plébiscite. Voilà ce dont il faut les dissuader, ce dont nous voudrions détourner le pays : de V Empire, qui ne serait que le cadavre refroidi, mal embaumé, de la République, puisqu'il en garderait, en somme, tous les organes extérieurs, toutes les difformités, obligé qu'il serait de garder la figure et l'apparence, menteuse, de ce monstre politique : une démocratie.
L'embaumeur vient déjà d'offrir ses services. Discrètement, un bonhomme paisible, un peu voûté, avec deux grosses moustaches noires tombantes, a fait passer sa carte à ce ces messieurs de la famille » : il s'appelle Victor Bonaparte; il habite Bruxelles; il assure que ses prix sont modérés et qu'il travaille proprement, sans indiscrétion, et en se conformant aux désirs des personnes. Il « n'abîmerait » pas trop le corps, pense-t-on. Comme on semble lui
avoir, hier, fait entendre qu'il venait trop tôt, il repassera.
Vraiment, ce serait triste! Faudra-t-il donc la répéter bien des fois, pour être entendus de nos alliés, des républicains patriotes qui entourent le clairvoyant et indécis Jules Lemaître, — faudra-t-il la mettre en a images d'Epinal », (nous aussi!), la différence établie par l'histoire entre Tordre politique naturel que nous demandons à un roi de France de rétablir en France, et le Césarisme, l'expédient rudimentaire par où quelques étourdis espèrent arrêter la décomposition de notre société, ou plutôt se tromper eux-mêmessurVanarchie qui les effraie?
Nous ne nous étonnons certes pas que de braves u conservateurs », dont la trentaine florissait vers 1860, aient lu avec satisfaction le récent prospectus de « l'embaumeur » de Bruxelles. Il est bien évident qu'il ne peut être question, pour cet industriel, que de « conservation » ; et c'est de quoi combler les vœux des gens d'âge. Us n'ont qu'une soif, conserver ce qu'ils ont vu : cette société déjà minée par le dedans et enfiévrée d'utopies démagogiques, égalitaires, socialistes, humanitaires, cette société dont les statuts proprement politiques : l'Empire « libéral », puis la République «conservatrice », étaient absurdes et contradictoires dans les termes, mais qui se tenait encore debout, brillante
dans la paix, courageuse dans la guerre, digne dans le deuil, par ce qui lui restait de mœurs et d'exigences traditionnelles.
Les malheureux ne réfléchissent pas, quand ils redemandent l'Empire ou le 16 mai, à ce qui rendit possibles la « prospérité matérielle » ou « Tordre moral » qu'ils ont connus ou cru connaître. Ces biens ne furent points conservés, prolongés, soutenus, nourris, mais, au contraire, commencèrent d'être compromis par les conventions constitutionnelles, libéralisme ou parlementarisme, dont nous voyons l'effondrement aujourd'hui.
On ne « conserve » pas indéfiniment; il faut que Tordre politique soit tel qu'il n'ait pas à souffrir, et qu'il bénéficie plutôt de cette incessante succession des naissances et des morts, de ce perpétuel renouvellement des êtres et des forces, qui est la loi de tout ce que nous voyons durer sur terre. L'ordre politique français ne saurait consister uniquement, dans l'avenir, en une constitution écrite, où seraient énumérées et promises par un prétendant les garanties ou les réformes qu'imaginent ou même que constatent nécessaires, en 1902, la majorité des citoyens nationalistes. La seule idée de cette énumération, à laquelle s'est appliqué Victor Bonaparte, soucieux de ne] rien oublier, dans son papier, de ce qui pouvait flatter
soit les pusillanimités, soit les égoïsmes, soit les appétits des divers politiciens honnêtes de la droite, de la gauche et du centre, Ja seule idée de ce long programme électoral, signé d'un prénom qui voudrait être princier, est une aberration assez indécente.
Vraiment, ce « prince » netrouva-t-ildonc jamais en lui-môme, ne rencontra-t-il enaucune circonstance, chez aucun de ses partisans, le sens ou l'idée du grand fait naturel et, en quelque manière, divin, qu'est la Souveraineté? Ne se douta- t-il jamais que le rare bienfait que les peuples attendent d'un chef héréditaire, c'est qu'il incarne pour eux le pouvoir politique en une loi vivante, contemporaine de chaque nouvelle génération, et capable de s'adapler à chaque nouvel ensemble de circonstances, et de les dominer d'une façon imprévisible, quoique facile et naturelle? N'a-t-il pas compris, ce ce prince » qui griffonne, que ce que l'on attend de lui, ce sont les fameuses « lois non écrites » qui complètent et. justifient les Codes et les Chartes, et que lui dicteraient, au jour le jour, les intérêts changeants de la Patrii; ?
Nous ne pouvons nous empêcher, — en présence de cette interminable et obséquieuse profession de foi du premier ou du dernier des candidats y — de nous rappeler ces mots qu'un vrai Prince écrivait à Charles
Maurras, le 18 août 1900, en approuvant, en quelques phrases brèves et précises, les points essentielsdeson Enquête sur laMonarckie, el notamment, la thèse de la décentralisation : « Je ne me prononcerai pas sur le u (tétaiL Un prince qui aurait la prétention de « le régler (T avance serait peu de chose. Un « prince qui ne se déclarerait pas sur les priyi- <( cipes ne serait rien. »
Nous ne pouvons, sans doute, exiger d'un Bonaparte, dont le principe même, le plébiscite, anéantit la souveraineté en môme temps qu'il la prétend fonder, le langage hautement libre et simple que sait parler Mgr le duc d'Orléans. Mais il nous est permis de tirer, de cet embarras même où se trouve le candidat à la présidence de la République nationaliste, des conclusions que nous proposons à la méditation de ceux de nos amis qui espèrent le salut de « n'importe qui ».
Ces conclusions qu'ils aperçoivent d'euxmêmes, tiendront en deux remarques :
Qu'ils examinent, article par article, le programme de Victor Bonaparte, ils lui trouveront un caractère sagement réformateur; ils apercevront dans chaque réforme écrite le point de départ de tout un travail législatif sage, nuancé, intéressant : ce programme est « progressiste » et libéral, dans ce que l'on pourrait appeler ses matériaux. Mais si l'on €onsidère l'ensemble, et si Ton se demande
quel « esprit i» animera toute cette masse, il semble à peu près impossible de le deviner. Des diverses forces psychologiques, très qualifiées, des divers sentiments, des diverses passions, des diverses traditions, enfin, qui se partagent l'influence à cette heure dans la République française, le nouveau Bonaparte ne semble oser en épouser aucune.
En religion, sous prétexte de tolérance^ sera-t-il favorable aux catholiques? aux protestants? aux juifs? En économie politique, fera-t-il une place aux hommes de Textrôme-. gauche, tout en « réprouvant les utopies collectivistes »? — En matière de défense nationale, parquelle «réforme» commencera- t-il?
l'armée de métier, qui est à créer? — ou la réduction du service pour l'armée actuelle ? — Nul indice très sûr; pas un mot vif! — Sur toutes ces questions, il semble que Victor Bonaparte attende, pour parler de ses préférences, de savoir celles des électeurs de demain. Son programme est l'image servile de cette grande et molle anarchie, de ce plexus de forces contradictoires, que nous appelons la République, actuellement, en France : mais c'en est l'image glacée, figée, morte, affreusement conservée pour hanter notre avenir...
Ce Bonaparte est bien l'embaumeur, — à ipoins qu'il n'ait résolu de collaborer avec la vermine juive. Henri Vaugeois.
Je dois deux réponses. L'une au Journal des Débats. Les Débats écrivent : « Pourquoi et comment aux termes de ses pérégrinations M. de Montesquiou se trouve-t~il transporté en pleine monarchie comme en un pays de rêve? C'est ce qu'il aurait été bien embarrassé de nous dire. » Je vois donc que la « conclusion du Salut public » réclame quelques explications.. Je dis « quelques », car ainsi que les Débats disent du salut public, je dirai de la Monarchie : « Le sujet est immense )>,et,à moins de s'embarquer pour un long voyage, on ne peut avoir la prétention d'en parcourir qu'une bien* faible partie.
Une crainte me relient. Les Débats parlent « des théoriciens qui attristent leurs lecteurs avec des raisonnements et des doctrines prétendues scientiOques w. Peut-être m'arrivera-t-il d'être aussi attristant. Mais les Débats m'excuseront, se souvenant qu'ils ne craignent pas non plus d'ordinaire de s'adresser à leurs lecteurs sur le mode grave.
Je dois une autre réponse. A propos de la même « conclusion du Salut public », une objection m'a été souvent faite ces temps-ci, ainsi résumée : « La Monarchie? Et pourquoi pas l'Empire? »
Les Débats disent : République. D'autres me
disent : Empire. Je dis : Monarchie. Du choc de ces idées sortiront peut-être les éclaircissements demandés.
DE l'Égalité
Donc on m*afïlrme : quand nous disons : Empire I c'est nous qui avons raison, car plus naturellement que la Monarchie, TEmpire succède à la République. Que signifie « avoir raison »? Il ne s'agit pas de savoir ce qui succède le plus naturellement. Il s'agit de savoir si nous ne sommes pas emportés à la dérive, ce qui ne serait pas là une bonne <« raison » pour nous abandonner au courant.
On me dit d'autre part : Si la République doit sombrer, alors nous voulons l'Empire, parce que TEmpire est lui aussi une forme de la démocratie. Je réponds : Avant de marquer une telle préférence, ne serait-il point bon de se demander si ceci ne serait pas ainsi bien traduit : Nous voulons le despotisme, parce que le despotisme est lui aussi une forme de l'anarchie.
On me dit : Plus que la Monarchie, l'Empire nous attire, parce que tout au moins comme la République il satisfait le sentiment d'égalité, ce sentiment de justice qui est en nous. Ici je m'arrête. On m'oppose l'égalité, et comme c'est la plus forte et la plus fréquente objection qu'on me fasse, je veux chercher de quelle valeur elle est.
Qu'enlend-on par a égalité »? La Déclaration des Droits de rhomme va noas le dire : « Les hommes naissent et demeurent égaux en droiL » — <i Tous les citoyens sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. »
Par là il est visible que ce que Ton vise ce sont les inégalités résultant de la naissance. L'on prétend empêcher que la naissance crée, d'aucuns diront un droit, pour moi je dirai un devoir. Si l'on veut, en eiîet, en politique distinguer des droits et des devoirs, il faut dire, à rencontre de ce que l'on dit d'ordinaire, que le pouvoir a un devoir et non un droit. Ce sont les gouvernés qui ont un droit. Le pouvoir a le devoir de gouverner; le peuple a le droit d'être gouverné. Et si le pouvoir a des droits, des « privilèges », ils ne lui sont que la possibilité donnée d'accomplir son devoir.
Mais enGn employons la terminologie habituelle, et disons : la naissance conférait des droits. Ces droits la Révolution les abolit. Elle ne veut plus de distinctions sociales héréditaires, de privilèges découlant de la naissance. Et voilà X Egalité,
On pourrait, il est vrai, objecter que la Déclaration des Droits renferme également l'article suivant : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune », et faireremarquerque,siron démontre que ruti»ité commune réclame des distinctions sociales héréditaires, par là même on rétablit ce qui vient d'être aboli. Mais je n'insiste pas. 11 est pro-
bable, eo efTet, que cetie interprétation possible de Tarticle a échappé à l'attention des « représentants du peuple français », et que leur ferme intention était bien de supprimer tout droit, tout privilège (je rappelle qu'il faut dire devoir], résultant de la naissance.
Y sont-ils arrivés? Je prétends que non, et je m'^^xplique.
Pour remplir « dignités, places et emplois publics » il faut des citoyens. Quels seront-ils? On dit : laisser à. la naissance le soin de les désigner, c^est laisser à la nature le soin de choisir.
Or, la nature, ajoute-t-on, choisit mal. Ce soin qui lui était confié on va donc le lui retirer. Ce sont les hommes à présent qui vont élire, qui vont choisir. Est-ce bien choisir qu'il faut dire? Le choix implique une certaine somme de liberté. Or, vous vous enlevez toute liberté. Vous dites: « Les distinctions sociales seront basées sur la capacité. » Mais alors vous n'êtes plus libre, car vous voilà forcé d'élire le plus capable. Et ce plus capable qui Ta choisi ? Ce n'est point vous, c'est la nature encore. Vous, vous ne choisissez pas. Vous vous bornez à reconnaître et à déclarer le choix déjà fait par la nature. Je sais qu'en fait l'élection corrige le plus habituellement la nature en mettant le plus incapable à la placé du plus capable. Mais, pour le présent,jeneparlequede théorie. En théorie, dans les deux cas, naissance, élection, c'est la nature qui choisit. Or, elle n'a pas différentes manières de choisir. Je laisse ici parler Renan : a Une société n'est forte, dit-il, qu'à la condition de reconnaître le fait des supériorités naturelles,
lesquelles, au fond, se réduisent à une seule, celle de la naissance^ puisque la supériorité intellectuelle et morale n*est elle-même que la supériorité d'un germe de vie éclos dans des conditions particulièrement favorisées. »
Vous ne vouliez plus entendre parler de naissance. Et voici que vous n'avez pas pensé que reconnaître le fait des supériorités naturelles — et théoriquement l'élection le reconnaît — c'était reconnaître le fait d*inégalités découlant précisément de la naissance.
Je ne recherche pas ici ce qui donne les meilleurs résultats, je veux dire par quel moyen on tombe le plus souvent d'accord avec la nature : naissance ou élection? On ne m'a parlé que de Justice. Je ne m'occupe donc que de justice, et je dis : vous avez un furieux appétit d'égalité. En quoi le système électif peut-il satisfaire cet appétit?
Les socialistes qui veulent plus de justice, plus d'égalité n*ont pas pris garde à ce côté de la question. Au nom de la justice, de l'égalité — car ce n'est plus guère au nom d'Hegel, de Darwin, de l'évolutionisme, de la science, comme le voulait Karl Marx — ils suppriment donc la fortune individuelle, qui, dans notre société est aussi, en effet, une inégalité résultant de la naissance. Mais ils gardent le système électif. Là ils s'égarent. Par là, en effet, ils ne se distinguent pas de ceux qui parlent de privilèges, de distinctions sociales héréditaires. Je le répèle : vouloir élire, vouloir choisir, c'est reconnaître des inégalités naturelles entre les hommes. Elire, choisir c'est consacrer ces iné-
galités. Entre choses égales on ne choisit pas. on prend au hasard. Si nous sommes démocrates, nous devons donc dire que le hasard seul doit n distinguer » les hommes. Point d'élection, mais, pour tout, tirage au sort. Ainsi seulement nous reconnaîtrons vraiment que les hommes sont égaux entre eux.
Remarquons, du reste, que parfois déjà — et c'est lorsqu'on a affaire à unités égales entre elles — on procède ainsi. Vous avez établi une liste de jurés. De cette liste comment allez-vous extraire le nombre de jurés nécessaire ? En tirant au sort. C'est le hasard seul qui va décider quels citoyens auront le pouvoir le plus formidable qu'un homme puisse avoir sur un autre, celui de vie ou de mort. Et cela vous parait naturel que le hasard seul décide en cette occasion parce qu'il n'a à décider qu'entre citoyens supposés également capables.
Seul le tirage au sort entre tous les citoyens s'harmonise donc bien avec Tégalité. Que tous ceux qui rêvent d'égalité réfléchissent à cela.
Vous vous moquez, me diront-ils. Laisser le hasard seul décider, serait mortel pour toute société. — Il est possible, il est probable. Mais aussi lorsqu'on parle d'égalité, n'est-il point mauvais d'en parler comme le faisait par exemple Michelet dans ce passage de son Histoire : « Tandis que les familles germaniques s'immobilisaient, que les biens s'y perpétuaient, que des agrégations se formaient par les héritages, les familles celtiques s'en allaient se divisant, se subdivisant, s'affaiblissant. Cette faiblesse tenait principalement k V égalité, à V équité des partages.
ACTION FRAMÇ. — T. VI. 20
GcttB loi d'équité précoce a fait la rui7ie de ces races. Quelle soit leur gloire aussi ; qu'elle leur vaille au moins la pitié et le respect des peuples auxquels elles ont de si bonne heure montré un tel idéal. »
Micheletchanlerégalité,m?iisil entonne aussitôt après un De profimdis : penple^ Sois égalitaire, et tu en mourras, mais du moins tu auras droit à la pitié et au respect des autres peuples, et tu vivras dans leur ménioice !
Ceci marque quelque goût du suicide. Je crois, du reste, que l'amour de l'égalité signifie toujours une haine de la vie, ou tout au moins un affaiblissement de Tinstinct vital. Pour iMichelet en lout cas, en ce qui le concerne, il a pris soin de nous avertir : « J'avais une belle maladie, écrit-il dans sa Préface, qui assombrissait ma jeunesse, mais bien propre à l'historien. J'aimais lamort. J'avais \écu neuf ans à la porte du Père- Lachaise, alors ma seule promenade. » Le Père- Lachaise, voici bien, en effet, le bon endroit pour aller rêver d'égalité. Mais, à moins que, Comme Michelet on ne se complaise à semer des idées de mort, qu'on cesse de rêver dès que l'on rentre dans le monde des vivants.