‹ L'action française (volume 2)Chapitre 40 sur 180 · POLITIQUE ET RELIGION · texte numérisé non relu

POLITIQUE ET RELIGION

à mes réflexions dans le nombre des amis du catholicisme. J'ai toujours estimé que le calholicisme avait sauvé le genre humain.

On me demandera : de quoi ?

Si je disais de quoi, M. de Lantivy serait probah leinent choqué. Or je trouve inutile de choquer aucun d'entre nous quand nous nous trouvons réunis, comme en une assemblée nationale, dans les feuillets de V Action française. Quand rassemblée ne siège pas ou dans l'intervalle de ses séances, chacun de nous rejoint le groupe de son choix et les intelligences de ses affinités. Ici, ceux qui ont pris la responsabilité du groupe commun ont le devoir de réduire à son minimum toute cause de dissension. Ils doivent maintenir les conditions fondamentales de l'action commune. Qu'un Lantivy ou qu'un Hugues Rebell, qu'un Bainville ou qu'un Paul Bourget s'expriment selon leurs natures diverses, voilà un fait inévitable ; mais que ces natures se choquent, voilà ce qu'on doit empêcher parmi nous.

On ne discutera ici que des instruments du salut et du bien public. Comme dans ce parti des politiques qui remit Henri IV sur le trône de France, nous ne voulons absolument traiter que de politique : c'est en afTaires politiques que nous considérons les affaires de religion. Or, politiquement, un Français patriote ne connaît aucun autre intérêt religieux que celui du catholicisme.

CUARLES MaURKAS.

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