‹ L'action française (volume 2)Chapitre 5 sur 180 · M, LAFFITTE · texte numérisé non relu

M, LAFFITTE

[Lettre (Tun positiviste à M. Charles Maurras)

Paris, 4 Frédéric 113.

Monsieur,

Un digne rétrograde el un digne positiviste, Tun et Tautre lecteurs de Y Action Française^ me communiquent le numéro de cette revue du i*' octobre 1901, où vous menez contre M. JeannoUe une ferme discussion. Un véritable positiviste,qui conforme toute sa pensée aux enseignements d'Auguste Comle, doit s'indigner avec vous de la dépréciation systématique que celle incomparable doctrine subit de la part de certains adhérents d^autant plus dangereux qu'ils conserveat les apparences de la fidélité.

Je ne puis vous approuver, Monsieur, de tirer de si beaux avantages du Système de politique posi- ^•«et de V Appel aux conservateurs ^^o\iv votre politique, d'ailleurs forte et d'accord en beaucoup de ses parties avec les lois sociologiques, mais rétrograde (1). Quoique poussant à l'extrême l'application de la maxime positiviste :

Conciliant en fait, inflexible en principe,

je ne puis davantage m'associera ceux qui, pervertis, quoi qu'ils en aient, par la métaphysique révolutionnaire, prétendent mettre fin ù. l'anar-

(1) C'est une opinion, ce n'est pas la nôtre. Nos lecteun tarent déjà, par notre article du l"" octobre 1901. qu'Auguste Comte a parfaitement admis la monarchie ot la monarchio légitime, encan d'exlrthnenêcefixUé. N. D. L. 11.

7!2 l'action FRANÇAISI-:

cliie occidealale sans s'adjoindre les élémenls d'ordre que l'organisation catholique nous a heureusemrnt conservés.

Cette radicale contradiction est admirablement mise en lumière par la dialectique dont vous avez usé contre M. JeannoUe, qui sMntitule indûment « directeur du positivisme ». Vous avez a bon droit refusé de laisser tant de sophismes à la charge de la doctrine d'Auguste Comte. Et je vous écris, Monsieur,pour vous faire observer quUls n'atteignent même pas des disciples déjà dégénérés, tel que M. Pierre Lailitte.

Vous n'avez pu manquer de relever et d'apprécier la volontaire abstention de M. Laflitte^dans l'enquête menée par le journal le Sikîe^ organe de métaphysiciens aussi arriérés que perturbateurs. M. Laffitte n'aurait pu, sans se démentir lui-même, vous reprocher d'avoir faussement et abusivement interprété la pensée d'Auguste Coaite, en préconisant l'alliance du positivisme et du catholicisme : car M. Laffltte en a fait, il y a peu d'années, l'objet même de son enseignement ofliciel au collège de France. Et d'injustifiables faiblesses en faveur dcl'anarchisme protestant n'ont pu tellement infirmer ses théories, qu'on ne puisse invoquer contre M. Jeannolle l'autorité de ce positiviste éminent.

Je transcris iciquelquespassagesemprunlés à l'Introduction du grand ouvrage de M.LaHllte sur Je Cathoîin.v)ie {{), introduction qui est datée du

(1) Les grands types dr ï.'Humanitk, apprécia lion syslématique des principaux agents de Vivolulion humaine; tome J/I, LB Catuolicisue (Paris, 1896; au siège de la Société positiviste.)

17 novembre i8'J6. On y voit que M. Lafïilte a coDça celle alliance, en dépit de M. Jeannolle, comme intime, réciproque et immédiate.

Je pablie la suite des Grands Types de VhumanUc Mais cette suite constitue à elle seule un ouvrage vraiment distinct, quoique solidaire de ceux qui précèdent et de ceux qui suivent. Il s'agit de L'appréciation de révolution catholique depuis sa fondation jusqu'à su digne décadence. Pendant cette période finale, qui peut se prolonger longtemps et doit mi^me le /(icVe jusqu'à ravènement suffisamment prépondérant du Positivisme, le Catholicisme peut rdiidre et rendra certainement des services considérables, en posant le problème continu d'un culle et d'une culture morale systématiquement organisés....

Une appréciation systématique des grands types catholiques est une opération vraiment nécessaire, tout aussi bien pour les adversaires du catholisisme que pour ses adhérents plus ou moins complets. Pour les premiers, il est utile de leur montrer Téniinent rAle du catholicisme dans le passé et le rôle qu'il peut remplir encore ddus le présent.Quantà l'état purement critique, s'il a pu convenir pendant Il lutte, il n'est plus, maintenant que cette lutte P"»t an fond terminée, qu'un état arriéré et perturbateur^ fort au-dessous des nécessités de la situation aituelle...

Le positivisme, comme le verra le lecteur attentif, offre au catholicisme, .çou.<î /a présidence positiviste {\)^ un rôle émineul et considérable encore, comme présentant le type, élaboré par tant de siècles d'une

(1) Les italiqqes sont dans le texte de M. P. L. Mais si Ton en peut tirer des conséquences, ce ne sont pas ceUes de M. Jeannoile, comme le prouve le contexte.

lutle et d'une culture morale systématiques. La solution positiviste peut en outre offrir une direction à l'activité des esprits ardents du monde catholique on évitant pour beaucoup d'entre eux la déviation anarchique, toujours virtuellement contenue dans leurs déclamations fâcheuses contre la richesse et le savoir, double base de toute civilisation. Ces déviations, dont on pouvait trouver tant de types dans l'Evangile même, oni été jusqu'ici empêchées par raction constante du sacerdoce romain qui a comtjc tes abus de la doctrine^ en réduisant ces dèclaralions à n'être qu'une excitation affective, leur faisant ainsi perdre toute dnnyereuse acuité.

Je crois donc que la publicité de mon travail a une utilité politique actuelle outre son utilité historique. y espère ainsi constituer un terrain cominun où les esprits actifs et émancipés trouveront une base d'entente avec les catholiques sinrères et suffisamment intelligents.

Enfin, dans la conclusion de cet ouvraf^e capital, après avoir présenté dans ses grandes lignes l'histoire de la doctrine calholique et apprécié ses principaux représentants, M. Laffille revient à ridée de ralii/ince déjà proposée par Auguste Comte et en fixe quelques conditions pratiques et adaptées aux circonstances présentes. C'est ainsi qu'il renonce h prendre pour alliés les Jésuites et leur préfère le clergé séculier. Et bien loin de dire comme M. Jeanni)lle : w Xous neii sommes pas encore là « c'est immèdùitement^ qu'il veut opérer la conjonction, plus que jamais nécessaire, des véritables positivistes et des catholiques inteîligents. Pour préciser la conception, les fins et les elïets de celte alliance, M. Pierre LaKille n même proposé un premier

objet certain aux efforts des coalisés : c'est de s'unir pour la reconstruction occidentale dans la question du divorce : « // est de toute évidenre^ « écrit-il p. 690 de son on\'VB,^e, que le Positivisme « et le Catholicisme peuvent dans une entsnte com- « mune poursuivre lu révisio7i de cette loi fatale. »

On ne saurait trop déplorer de voir l'anarchie, sous [sa figure la plus vulgaire, celle qui naît d*une inintelligence radicale des principes fondamentaux de la doctrine, s'introduire parmi les positivistes. Seul un état de régression métaphysique peut expliquer les extravagances de M. Jeannolle. Parvenu à Télat pleinement positif il reconnaîtra dans Torganisation catholique avec Comte, avec M. Laffltte et tous les dignes positivistes « le chef-d'œuvre politique de la saqesse humaine ». Ce jour-là, Monsieur, M. Jeannolle fera encore à votre système des objections que je lui adresserais moi-même : il n'en imaginera plus du moins qui j.oient aussi radicalement contraires à la doctrine dont il se proclame directeur.

Lùinoxi:.

«^tf^^/^^^^^^^^^^h^^^W^

Il élâit indispensable qu'une revue coaime V Action Française^ qui aspire à collaborer à une réforme complète de notre mentalité nationale, étendit son action suv les œuvres dramatiques, comme sur la musique, sur les œuvres littéraires et sur les œuvres d'art. Le théâtre, comme les autres manifestations de la pensée, est un véhicule d'idées trop puissant, un stimulant de la sentimentalité trop actif, pour qu'on puisse négliger, ici, plus longtemps, d'en développer Tinfluence, quand elle est profitable à nos idées, ou de la neutraliser, quand elle leur est hostile. £t combien de gens, en France, ne lisent jamais un livre, mais vont cependant au théâtre s'imprégner des idées et des sentiments qu'il plail à nos auteurs dramatiques de susciter en eux î On peut aflirmer ainsi qu'un bon nombre de Français, libérés dos labeurs scolaires, ne reçoivent plus que du théâtre quelque alimentation intellectuelle et morale. Et de là même vient la grande utilité d'une critique dramatique pour éclairer ces Français sur les sentiments et les idées qu'ils peuvent adopter ou aux-

CUKONIOUES 77

qaels ils doivent refuser leur adhésion. Ceci, en dehors des qualités esthétiques des œuvres représentées, qui valent bien aussi d'être discutées et mises en relief, non moins que l'exactitude des images de la vie, que le théâtre donne toujours plus ou moins conformes à la réalité.

11 est vrai que les futilités abondent au théâtre. Et on y ferait aisément le compte des œuvres dignes de quelque attention durant ce dernier trimestre. VEnigvu^ de M. Paul Hervieu, se recommande cependant par la véhémence d'émotion qu'elle produit sur le public. Encore faut-il reconnaître que cette émotion a perdu de son intensité par la connaissance du sujet que les journaux ont répandue partout, dès le lendemain de la première représentation. Le parfum d'un flacon devient moins enivrant à mesure qu'on l'ouvre plus souvent pour en jouir. Mais ceux qui n'étaient prévenus de rien, ceux qui en ont eu la primeur à la répétition générale, ceux qui ont assisté au débouchage du flacon, en ont reçu la première ivresse violente. Et incapables de discuter les causes de leur émoi, tant Tangoisse de la situation les étreignait, il est naturel que leur enthousiasme ait fait explosion.

liais l'exaspération de curiosité et d'anxiété, excitée par l'impatience de connaître le dénouement de l'incident tragique, n'est pas, à notre sens, le plus paissant motif de l'intérêt qu'on prend à cette œuvre dramatique. Il est surtout

dans le caractère des deux frères, dont M. Paul Hervieu a voulu faire des féodaux haïssables el antédiluviens d'avant le déluge do la Révolution. Tout au contraire des intentions de M. Paul Hervieu, si on sait bien les regarder, ces deux gentilshommes robustes, violents, sûrs de leurs forces comme de leurs droits et de leurs devoirs, éveillent notre admiration.

On entend assez que M. Paul Hervieu ne lésa conçus aussi énergiquement enracinés dans les traditions de leur famille et de leur caste, aussi débordants de vie, aussi murés dans leur conception rigide des choses que pour les rendre odieux.

11 ne réussit, au contraire, qu'à irriter nos regrets de la rareté fâcheuse de tels gentilshommes. Que ne s'en trouve- t-il de cette trempe dans chacun de nos cantons ! Les avocats sans cause, les médecins sans clientèle n'y auraient pas substitué à la leur leur féodalité électorale, il y aurait à souffrir de leur rudesse un peu plus de femmes nerveuses et sentimentales. Mais l'armature du pays en serait autrement solide. Et, sous leur bonne garde, on n'assisterait pas impuissant à la ruine de toutes les idées nécessaires à l'existence et à la grandeur de la patrie. Ces deux gentilshommes ont de grands airs de famille avec cet autre chef d'industrie hautain qui réclame si fièrement sa part royale, devant ses ouvriers, dans le Restas du Lion^ de M. François de Curel, et avec le duc de Chantemelle des Fossiles, qui ne craint pas de broyer un peu le cœur de son fils, de sa fille et de sa femme, uniquement pour être en état de trans-

mettre sans altération Tesprit de sa caste à rhéritier de son nom. Si de tels hommes, il est vrai, blessent cruellement nos sensibilités de dégénérés, comme ils sollicitent, par leur exemple, nos énergies î

Il y aurait, aussi, à prendre avantage sur nos faux prophètes de la démocratie, dans deux œuvres au moins que le théâtre de la Renaissance a représentées. VEcoîière et la Vie puUique justifient toutes les récriminations des royalistes contre la tyrannie des petits seigneurs républicains de nos villages, et leurs condamnations du pouvoir absolu du suffrage universel. El nous sommes autorisés à tirer argument de ces œuvres au profit de i;os idées, d'autant plus hardiment que leurs auteurs sont, au moins, des démocrates avancés.

On doit regretter que VÉcoHère de M. Jean Jullien ait disparu de raffiche, prématurément. Celte œuvre était le fruit d une observation consciencieuse et impartiale. Et elle mettait à nu si loyalement les turpitudes de conscience des administrateurs républicains de l'un de nos canloDs ruraux, qu'il y avait plaisir à les voir ainsi démasqués par Tun des leurs, par un écrivain attaché aux mômes doctrines qu'eux quoiqu'il soit visiblement révolté du démenti perpétuel de leur conduite à leurs doctrines. Jean Jullien est un ironiste narquois et mordant. Il n'a ménagé aucun trait incisil qui caractérisât netlemen» le ridicule de ces parvenus villageois.

Et il n'aura manqué à son inslilulrice, forcée comme une innocenle biclie par toute la meute du maire, des conseillers municipaux, des délégués cantonaux friands de sa peau blanche, de sa beauté et de son charme de Parisienne, que de faire réciter à ses élèves, devant M. l'Inspecteur d'Académie et les Autorités municipales, les flétrissures de Tantique Droit du Seigneur, d'après les manuels laïques. L'effet aurait été complet. Mais il aurait fallu être animé de sentiments fièrement réactionnaires pour le risquer. Et M. Jean JuUien a le mépris des tartufes de 1q (l(^mocratie, sans doute, mais il garde sa foi aux idées démocratiques.

La brève carrière de cette comédie ne prouve rien contre le talent de M. Jean Jullien, qui est clair, robuste, ennemi des procédés usés et des artifices conventionnels. Son œuvre aura oflfusqué trop vivement les susceptibilités républicaines de nos bourgeois. On se sera donné le mot dans les Loges pour faire le vide autour de cette œuvre. Les républicains en place veulent bien abuser de leur autorité pour réduire une jolie fille à contenter leur luxure; ils n'hésitent même pas, pour triompher de ses résistances, à la menacer de la destitution de son emploi; ils usent, s'il le faut, contre elle, de la calomnie ou de la délation, Mais ils ne tolèrent pas que ces infamies soient révélées au public. C'est ce qu'a fait M. Jullien. Et nous devons lui en savoir gré, si on lui en tient rigueur dans son parti.

Visiblement, M. Emile Fabre est aussi dévot que M. Jean Jullien aux institutions démocratiques. Il voit, non moins clairement que lui, la

CIIRONIOUES 81

conlrailiclioii des iloclrines de la déiiiocralie par rapplicâtion qui en est faite. Au lieu de s'avouer rimpossibilité de mettre en pratique ces doctrines réellement inapplicables, il s'ingénie à une réforme des consciences, sans laquelle il lui semble bien que la démocratie se détruit d'elle-même. C'est la réforme du suffrage universel qu'il se propose dans la Vie Publique. En vue de le réformer, il en signale tous les vices. Et si sa critique du Souverain ne conclut pas, comme nous le voudrions, à sa déchéance, elle nous offre, au moins, toutes raisons de la juger légitime.

M. Emile Fabre aura eu le mérite de contredire brillamment le préjugé d'après lequel la politique passait pour ennuyeuse au théâtre. Sa comédie est toute politique. Elle assemble, dans ses cinq actes, tous les cas de conflit où se trouvent les divers partis, en période électorale. Il y loge tous les types divers d'ambitieux, et pas un honnête homme. Il a négligé, il est vrai, d'y faire figurer les royalistes, soit qu'il les ait crus négligeables, soit qu'il les ait fondus, k tort, dans les cléricaux et les ralliés.

Mais, socialistes et anarchistes, radicaux et modérés, ralliés et cléricaux y rivalisent de mauvaise foi, de trahison déguisée des principes, d'âpreté âpotirsuitre leurs intérêts privés, sdtlé le ttidôtjiië dli déVoiiemenl au bien public. ËttnSllgfé le dégdût de tant d'hypocrisie, on ne petit guète s'iridigner contre ces gens qui en ttsettt si délibérément. La dérisoire souveraineté du nombre, dont il s'agit de se faire investir, est tellement vaitie, irréelle et niaise que peu

imporlent les ruses par lesquelles on la lui arrache, pour en être pourvu.

Les républicains, comme c'était justice, dans la Vie publique^ se distinguent, par une abjection plus impudente dans la déloyauté et dans la surenchère des promesses électorales. Rien ne manque au scénario de leur comédie pour impressionner les électeurs, pas même l'arrestation, sous l'inculpation d'attentat à la pudeur, d'un ecclésiastique dont l'innocence sera reconnue après les élections. Il y a même le fils d'un gentilhomme rallié qui passe au socialisme, parce que son père contrarie son amour pour la fille du maire républicain. Et la niaiserie de ce jeune homme ne saurait nous déplaire, non plus que son irrévérence pour son père. N'est-il pas logique dans son reniement de ses traditions de famille? Son père, qui le lui reproche, ne lui en a-t-il pas donné l'exemple en se ralliant à la République et en s'associant à des juifs pour ses spéculations ? Et n'avons-nous pas à déplorer, chez quelques gentilshommes, de semblables faiblesses?

Il ne nous appartient pas de donner des conseils aux gentilshommes qui donnent du relief aux grands cercles parisiens. Mais nous savons qu'ils gardent le privilège de donner la vogue à une pièce de théâtre comme à une actrice, à une grande courtisane, à une mode anglaise. Et cela nous autorise, au moins, à formuler un souhait. Ce serait que ces gentilshommes ap-

portent le concours spontané de celte influence réelle aux œuvres dranaatiques utiles, mèmeindireclement, aux idées qu'ils représentent. Ce serait de les voir s'entendre pour créer autour d'eux un courant favorable à des œuvres comme VEcolière^ comme la Vie publique^ où la démocratie est démasquée par ses propres adeptes.

11 n*esl pas nécessaire pour cela d*une grande dépense d'énergie. 11 n'y a pas même à sacrifier les courses, les cartes ou l'automobile. Il n'y a qa'à passer Irois heures au Ihéàlre, de neuf heures à minuit, et iv démontrer, par un acte de |»résence facile, qu'il est « chic » d'avoir va ces comédies. Le snobisme aidant, tout le monde voudra les avoir vues. El c'est bien le diable si, après de lels spectacles, Ja démocralie conserve encore dans les esprils le crédit révoltant qu'elle a usurpé injustement depuis si longtemps.

Félicien Pascal.

Page 1