‹ L'action françaiseChapitre 34 sur 189 · UNE I^TTRE DE M. PE MAHY · texte numérisé non relu

UNE I^TTRE DE M. PE MAHY

moyens connuâ sous le qualificatif de réac- Uonnairesj ayant pour but de nous faire rebrousser chemin et de nous ramener à un passé dont le principal défaut est d'avoir, lui-même, ouvert la France à Tinvasion du cosmopolitisme.

En revanche, je suis tout à fait d'accord avec vous sur un point : « C'est au parti naa tionaliste, si brusquement, si douloureu- « sèment né, mais devenu si fort en quelques « mois, en dépit de tout, qu'incombe la « grande tâche de conjurer la ruine de la <r patrie. >

Oui, cette tâche sacrée, toute d'avenir et non pas de replâtrage, incombe au parti nationaliste et, du même coup, une immense, une très lourde responsabilité. L'opprobre de la ruine finale lui sera imputé s'il y faillit. Il y faillira s'il a recours aux errements du passé, lesquels sont, pour leur forte part, dans nos malheurs présents.

Le parti nationaliste conduira sa tâche à bonne fin si les divers éléments qui le composent, venus de tous les points de l'horizon politique, ont la sagesse de se cantonner sur le terrain exclusivement national où se sont constituées, au début, la « Ligue de la Patrie FRANÇAISE,» et son avant-garde « l'Action FRANÇAISE 7>. Mais si Tun d'eux s'ingère d'exploiter ce grand ensemble au profit de l'un des anciens partis qui, pour le malheur de

notre pays, l'ont dominé tour à tour, adieuva!

Or, mon cher ami, j'ai eu de grands doutes déjà Tan dernier quand j'ai cru apercevoir les éléments césariens couvrir du drapeau nationaliste leurs espérances surannées et leurs vieux projets de pronuncianUentos. Mes doutes ont fait place à une poignante inquiétude depuis que je vois des jeunes hommes comme vous, républicains naguère, se croire obligés, par fausse logique, de faire le jeu des césariens.

Votre mot « réaction » vous a mené là, d'équivoque en équivoque, faute de l'avoir analysé. Il vous a valu, à vous si perspicace, la privation de ce bien primordial que vous souhaitiez en cadeau du jour de l'an à vos lecteurs : (( voir clair autour de vous et en vousmême. » Vous si droit, si fier, vous préparez les voies à un maître et vous lui enseignez Tart de nous tromper pour mieux nous asservir — et l'immoralité de la chose ne vous apparaît pas !

Sans vous attarder à <r doser convenablea ment le mélange de vérités, de demi-vé- « rites et de mensonges (sic) qu'il serait « expédient de présenter à V électeur fran- « çais pour V induire à faire renverser en « douceur la République parlementaire par « des parlementaires repentis », vous estimez que « Vespoir d arriver au résultat

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