I I.CTIOM FRANÇAIS! R LA MORALE
çaise «'t. parallèlement, <•**! 1 »* des attaques auxquelles on
S'acharne depuis huit aimer, avec une fol <ju il ;i fallu
appeler punique.
Enfin, je suis entré dans L'examen «Tartes récentsJ travestis par La malveillance; et cela m'a conduit k L'étude «le :*e qui est «lit trop couramment sur quelq uns des a Mettre* de l'Action française •... Le tour serait complet si en ehemin je n'avais dû négliger nombre de calomnies «1<- détail que le lecteur ami est pourtant exposé à retrouver, à chaque pas, dans Les pauvres libelles que l'on distribue gratuitement contre nous.
J'aborderai ce dernier sujet.
( )u me pardonnera un accès de tristesse. Il m'est dur,
j«' l'avoue, «l'avoir à rétablir des vérités un pu massives. Mais il serait plus dur de laisser circuler le menl songe grossier fabriqué par les sots <l«»ni l'intérêt règle la manœuvre. Si leur pensée est méprisable, l'envie et La haine sont parfois d'habiles artistes, elles inspirent «le i bonnes idées ». <l«'s idées ingénieuses Tort capables «l'aller troubler et «lérouter de nobles intelligences par l'intermédiaire de tel et t«*l scrupule, éveillé pour fttre exploité.
Aucun journal français n'a été traqué plus violes] ment que l<i nôtre pour les duels de ses rédacteurs. Cependanl il n'est pas un seul journal français cathe]
liijue — a moins «ju'il ne soit strictement religieux —
où il n'y ait en «l«'s «luels. (le n'est pas V Autorité qu'on
pourrait nous donner en modèle; ce n'est pas la Libre Parole, Mais on ne crie bien Tort «pic s il s'agit «le l'Action françaiee. A propos de nous, la Démocratie d«
Marc Sangnier se voile la l'are, en appelant l«-s foudres. Pour tout autre, il faut voir «le quel t«>n douceâtre est insinuée l'allusion.
On lisait dans Y Action française du 4 janvier 1911 :
Maurras s'est battu samedi avec un de nos confrères de droite. La Démocratie a fait observer aussitôt, non sans la tristesse et l'aigreur qui lui sont ordinaires, que les témoins de Maurras ou celui d'entre eux qui était catholique pratiquant ont dû commettre un péché. Or, pas un instant, le M. S. qui signe le lîlet de la Démocratie ne songe qu'il pourrait bien y avoir d'autres pécheurs en cette affaire, à savoir l'adversaire de Maurras et les témoins de cet adversaire, rédacteurs au Soleil et qui ne sont ni mahométans ni parsis.
Je ne dis nullement : ce que les autres font, nous avons le droit de le faire. Je demande : — Qu'y a-t-il de nouveau dans l'attitude de Y Action française au sujet du duel? Et son attitude est-elle de nature à répandre l'habitude du duel ou à la modérer?
En fait, — les journaux et les groupes jurement religieux mis à part, — il n'est pas un journal français, pas un groupe français qui puisse montrer, en aussi grand nombre que Y Action française, les cas de refus de duel motivés par le scrupule religieux.
Je peux citer Bernard de Vesins, qui a toujours refusé d'assister personne dans aucune aflaire d'honneur, en déclarant qu'il ne se battait pas en duel, Louis Dimier, M0 Challamel, président de section de Y Action française qui l'un et l'autre ont fait ce refus motivé.
Après le refus de M0 Challamel, un collaborateur de Marc Sangnier, félicita hypocritement le président du comité royaliste de la Savoie d'avoir « pu entraîner ses amis j usqu'au bout de leur devoir » . Quels « amis »? Si ce propos entortillé signifiait quelque chose, c'était que nous aurions été capable d'opposer une résistance quelconque à la résolution de Me Chai-
Jir, l'action prançajm i r la morale
laïuel. V Action J/y/nr/fisc du >.i juillet jqii. répondit par ce petit fait :
< >uaud M Cliallamel eut reçi <!' > témoins il vint i: voir et entrant chez Maunas, lui e«>nlia son désir «i de l'affaire avec Bernard de Vesius. Maurras, i-nmant Lai dispositions rt la résolution de M (mallamel, répondit aussitôt que la démarche ne pourrait aboutir :
— Vesius ne se bat pas, il refusera d'accepter aucune mission cle cet ordre...
\j' quiproquo l'ut immédiatement éclairci. Mais nous sommes extrêmement heureux qu'il se soit produit. Il montre si M' Challamel éprouvii parmi nous la moindre difficulté pour aller jusqu'au bout de son devoir !
Si Ton mentionne nos duels, il serait équitable de mentionner aussi ces relus éclatants, qui peuvent faire balance.
Il faudrait aussi M mesurer le mérite à la vivacité, à la violence i\e> hommes qui s'imposent cette contrainte, car enliu, ou peut le dire hardiment, le même effort coûterait infiniment moins à M.Piouquà Bernard de Yesins OU a Lucien Lacour. Il faut se rappeler soit L'état militaire, soit la vie militante de quelques-uns (rentre eux; il laut se dire que cela se passe dans un pas s où un officier qui refuser ait de se battre se fi riait dans la nécessite de donner sa démission.
Toutes ces circonstances aidant, l'altitude de V Action française par rapport au duel devrait être jugée vraiment unique en l'rame.
là, détail caractéristique, quand 00 demande nu tholiques militant de 1 A< lion J'raneaisc pourquoi ils ne se battent p.is :
— Parée que c'eat défendu, repondent-ils. Nous ne
vouloir pis prendre la rwpon >abilité d'un e\eni]de de désobéissance.
Quand on fait aux incroyants d'Action française la question inverse et symétrique :
— Pourquoi vous battez -vous ? Pourquoi sacrifiez vous à l'absurde préjugé du duel?. . .
Ils ne manquent pas de répondre que leur excuse, sinon leur raison, tient au désir de ne pas esquiver la responsabilité attachée à leurs actes écrits 1 1 .
Donnez-vous la peine de retenir ces deux réponses parallèles. Elles sont les indices d'un certain sentiment de la responsabilité. On verra si de pareils indices cadrent avec quelques-uns des reproches les plus courants qui nous sont faits.
(i) On trouvera à l'appendice VII les raisons personnelles que j'ai fournies publiquement à ce sujet.
La déclaration de la Ligue d'Action français ainsi conçue :
1 -'ra lirais de naissance et decn-nr, de raison et de volonté,
je remplirai tous les devoirs d'un patriote conscient.
le m'engage à combattre tout régime républicain. La République en France est le règne de L'Etranger. L'esprit républicain désorganise La Défense nationale et favorise <1< s influences religieuses hostiles au catholicisme traditionnel.
11 Tant rendre à la France un régime <[ui soit français. Notre unique avenir est donc la monarchie telle que la
personnifie Monseigneur Le Duc d'Orléans, héritier des quarante Rois qui, en mille ans, firent la France. Seule La
Monarchie assure le salut public et, répondant de l'ordre, prévient les maux publics que l'antisémitisme et le nationalisme dénoncent. Organe nécessaire de tout Intérêt général* la Monarchie relève L'autorité, les Libertés, la prospérité et
l'honneur.
Je m'associe à l'ouvre de la restauration monarchique. Je m'engage à la servir pur tous les moyens.
Ce i par tous le§ moyen* i a été retenu par tous nos
ennemis. Il n'y a pas de thèse plus constamment reslaéfl contre nous. Nous allons voir par qui. Nous allons voir pourquoi
Mais, vraiment! comme Dimier eut l'occasion de le dire un jour, il est des évidences morales qui devraient suffire à tout emporter. Quand des hommes dont l'honorabilité est connue, et auxquels on n'a rien reproché que le dévouement à leur foi politique ou religieuse, déclarent qu'ils soutiendront, par tous les moyens, une idée en elle-même haute et pure, il va sans dire que le méprisable et le vil se trouvent bannis par définition de l'universalité des moyens qu'ils ont considérés. Quand ces hommes se donnent en outre la peine d'expliquer, comme l'a fait Léon de Montesquiou, comme je l'ai fait aussi, qu'il s'agit de « tous les moyens, même légaux », il se peut qu'on approuve ou que l'on désapprouve cette indifférence supérieure aux lois constitutionnelles, mais l'évocation du nom de la loi devrait suffire à faire entendre notre pensée, à faire exclure une imputation infamante.
Il nous aurait été facile de refréner l'abus par l'abus. Gela aurait même été d'assez bonne guerre. Nous n'avons pas été les premiers agresseurs de M. Piou : c'est le président de Y Action libérale populaire qui s'est permis d'articuler à notre égard les premiers mots désobligeants. S'il nous plaisait, nous aurions le moyen de le couvrir de confusion en lui rappelant qu'en 1911, à la clôture du Congrès de son Action libérale populaire, il encourageait ses concitoyens à « résister à la loi » et qu'il les exhortait « à s'opposer aux volontés des sectaires par tous les moyens ». S'il nous plaisait, nous pourrions également lui citer ce que la Ligue patriotique des Françaises imprime en grosses lettres, en tête de son calendrier :