‹ L'Action française et la religion catholiqueChapitre 27 sur 46 · LE DEVOIR ÉLECTORAL · texte numérisé non relu

LE DEVOIR ÉLECTORAL

L'immoralité de l'Action française se montre encore à ce qu'elle prêcherait soit l'abstention électorale, soit le dédain du moyen électoral... Mais ce que nous pensons de l'efficacité de l'Urne sur le territoire de la République française n'a aucun rapport avec la morale. C'est là un problème de fait. Il tient, je le répète, à la Centralisation et au monopole que celle-ci assure à l'Etat, à une situation telle que, pour faire de bonnes élections, il faut tout d'abord commencer par avoir un bon État... Mais notre opinion sur ce point de fait comporterait des développements et des nuances qui seraient ici des hors-d'œuvres. Tenons-nous aux questions de responsabilités.

Ceux qui depuis quarante-trois ans mettent l'espoir de la France dans les bonnes élections, qu'ils ont d'ailleurs toujours manquées, voudraient rejeter leur échec sur les royalistes. Mais avant que Y Action française eût remis l'idée monarchique en faveur, il n'y avait plus qu'une poignée de royalistes agissants qui n'étaient nullement en mesure d'influer en rien sur les élections : les échecs électoraux en étaient-ils moins constants?

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Pour des raisons Les plus sérieuses et (juc nom (-timons décisives, nous ne croyons pas ta moyen électo rai, mais notre méthode, Loin de gêner lc> unions . tondes, Les favorise, noire désintéressement étant pre -

que absolu à cet égard. Il ne faudrait pas prendre La mauvaise humeur d'un candidat retoqué pour parole d'évangile 1 De tous les groupes politiques, c'est V Action française qui fait certainement Le moindre obstacle aux

ententes et aux tractations entre honnêtes gens. N pérant rien de bon, quant à elle, de ees élections, elle a toute liberté pour s'effacer ou prêter son concours, on conclure des alliances suivant les convenances du temps et du lieu. Cependant, elle n'a jamais écrit ni dit: — Ne

pote* pas. On l'en a accusée. Mais c'est un mensonge

grossier, dont le principal éditeur est M. Bruesl Judet. Nous avons dit : i votez i en de nombreux articles sur les élections municipales, cantonales et Législatives. Si

Les Français votent de moins en moins, c'est qu'ils

rendent compte que l'élection est un métier et qu'un

Etat électif et centralisé aie plus grand intérêt à monopoliser ce métier sans que personne puisse égaler 1 outillage qu'il met en mouvement pour sa réélection. Il serait désirable de taire sur le terrain électoral l'union de tous les patriotes ou l'union de tous Les braves gens : mais quand l'a-t-on réalisée, sauf au Lendemain de guerres on de sanglantes Révolutions?

Dans la République française, poser une candidature, c'est à pen près toujours l'établir marchand de concession et de capitulation, (/est S'- mettre en état de

céder <>u d'atténuer son programme afin d'obtenir des

bulletins de vote en échange Et taire triompher SS candidature aboutit souvent a une trahison.

On a mi et- que deviennent à la Chambre les candi dats élus par les meilleurs coalitions. Beaucoup i

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