LETTRE
De /'Action française du ji août i-,n
En réponse à une note parue ici le g août d. rmer. M !.. Mareverv m'a adressé, le 17 août, par l'intermédiaire «le notre gérant, une lettre dont je refuse 1 insertion.
Je la refuse conformément à la loi parce que cette lettre met en cause des tiers.
Et je la refuse conformément à un devoir plus fort encore que mon droit, parce que M. L. Marévéry, rédacteur à la Croix de Limoges, seul personnage auquel j'aie eu affaire, excipe dans sa lettre d'un caractère dont il ne se réclamait pas dans son journal.
J'ignorais profondément, j'ignorais absolument ce caractère de M. Marévéry, en quoi j'avais peut-être tort. Mais si M. Marévéry avait l'intention de se prévaloir de ses titres, quand il rédigeait cet article, il a eu plus tort que moi de ne pas les faire connaître à ses lecteurs; abbé, curé, chanoine, sont des mots brefs qui en disent long.
Il jouissait des libertés du journaliste, mais il s'affranchissait des contraintes du prêtre. C'est ce qui n'est pas juste. J'ai rencontré un prêtre habillé en civil, j'ai dit à ce civil ce que je pensais de lui. Sous son habit sacré, je l'eusse traité autrement.
Voilà pour les paroles dont M. Marévéry se plaint. Voici pour le fond de l'affaire.
Le 9 août, répondant à M. Marévéry qui m'accusait en somme d'avoir compromis ou voulu compromettre un évêque français dans un parti politique ou social, je lui ai donné les dates des deux articles où j'ai parlé ici de l'élévation de Mgr Penon à l'épiscopat. La lecture de mes articles du 6 mai et du Ier juillet suffisant à détruire l'erreur diffamatoire de la Croix de Limoges, j'ai expliqué l'erreur par un manque de mémoire ou par un manque d'information. M. Marévéry avait donc en mains les moyens de vérifier l'inanité profonde de son accusation. Il y persévère: sa lettre s'obstine à incriminer la « manière »> dont a été « annoncé » ici « la nomination de Mgr l évêque de Moulins »>.
Cette manière était irréprochable. Il ne me suffit pas de l'affirmer. Je tiens à dire que je possède de quoi faire la preuve qu'en cette circonstance je ne me suis soustrait à aucune de mes obligations de Français, de Français royaliste, de Français passionnément hostile à ce misérable esprit de parti que nos adversaires voudraient nous imputer, sans doute pour cacher leur envie, leur rage, leur haine.
Dans ces conditions, ma réponse est bien simple. La
WIT.NIiK E II
lettre de M. Marévery est signée ■ chanoine honoraire et cure : c'est pourquoi je m'abstiens de l;i qualilier