‹ L'Action française et la religion catholiqueChapitre 33 sur 46 · UNE DOUBLE DIFFAMATION · texte numérisé non relu

UNE DOUBLE DIFFAMATION

Sous ce titre, je dus publier dans V Action française du g août ign, V article suivant :

Je lis, en tête de la Croix de Limoges, un article signé L. Marévéry. Sans me nommer, mais en me désignant d'une façon trop claire, l'auteur élève contre moi une accusation fort absurde, mais venimeuse.

D'après cet article, je me serais a attaché » à ■ dépeindre » un prélat éminent, mon ancien maître, Monseigneur Penon, le nouvel évêque de Moulins, comme un « adversaire très avéré » de certaines « tendances sociales » : tendances caractérisées par l'enseignement de M. de La Tour du Pin, l'encyclique Rerum novarum, et l'enseignement de mon ami M. Adéodat Boissard à la Semaine Sociale.

J'ai le devoir de répondre en deux points.

D'abord, les tendances sociales dont on parle, ces tendances, en elles-mêmes, et toute influence politique laissée de côté, ce sont lès miennes, ce sont les nôtres, et il n'y en a point d'autre à l'Action française. Il serait donc étrange que je me fusse attaché à présenter comme notre « adversaire très avéré » le maître respecté, admiré et aimé dont je m'étais appliqué à faire connaître l'élévation d'esprit et la noblesse de cœur.

Mais M. Marévéry, manœuvrant de manière à confondre et à faire confondre le point de vue politique et le point de vue social, tendait aussi à faire croire que nous avions eu la pensée ou la volonté de compromettre un évêque français dans un parti politique.

Malheureusement, M. Marévéry, qui a peut-être de l'imagination, manque de mémoire ou manque d'information.

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M. Mareverv oublie. I moins qu il m l'ignore, que dans les <l.u\ OCCaskMH OÙ j exprimai a Moiisei-neur PODOD tous

1rs sentiments <l'»nt Je 1 ni derals l'hommage publie, dire au lendemain de sa nomination (Action framçaiêe do 6 mai) et an lendemain de son m tkm française dn

rr juillet), je me suis, au contraire, abetenv ment

de toute considération de part i et j ai même spécifié en tenur très nets de combien de façons la politique «tait a La satisfaction générale que j'exprimais. M. Mar< - lecteurs qn'Adéodat Boii

avaitéti hi.\« de Mgr Penon. Mais nos lecteurs l'araient appris avant l<s sims Adéodat Boissard me répondit I propos ane noble lettre quej ai publiée Bst-ce «loue là-dessus que 1 écrhram de la Croix de Limoge* s pu voir que je me suis attaché à ■ dépeindre L'éréque de Moulins

adversaire des tendances de Boissard ■

M. Mar. v.iv voudrait m imputer une intention stupide, eu même temps OJUe le plus indélicat des menson-es. Ni 1 une ni l'autre dé Ces imaginations ne peut trouver 1 ombre d'un rondement dans ce «pie j ai l'ait et dit. Klles ne viennent DUS de moi, elles viennent de mon diffamateur: mais l absurdité en est si complète, la réfutation < n . st si facile qu'on demande conunent il a ose les mettre en avant. M Mare, voudrait-il comme M. Laberthonni- re, M. Lugan, M. l'iet tant d'autres fameux transformateurs de notre paro!

de notre pensée, déployer envers non- d'injustici

de déloyauté pOUI nous inspirer mie solide aversion du catholicisme '.' .1» les a\ ertis qu ils ni- réussiront pas. Il suffit d«- voir leui 'ions haineuses «t leurs , onlusioiis

pitoyables pOUf découvrir qu'ils n ont aucun titre a s au'

d'une doctrine d'ordre, d intelli aditioo et .le

bienfait.

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