UNE CONVERSATION AVI MONSEIGNEUR LËVÊQUB DE MOULINS
Dé /'Action française du iS se/dernhre.
Noms lisons dans la Croix de Lbmogm 13 septomhce inii
m Nous avons eu, la semaine demi. Mgr Tenon,
éréqne de Moulins, une conversation <jue nous tenons i rapporter avec la plus exacte fidélité.
«. Sa Grandeur étati préoccupée de l'interprétation donnés I
certains de s< - ut. ICtà CCI laines de ses paroles, au tra
de la polémique qui 1 est élevée entre M. l<- chanoine M v.rv et M Charles Maurras. Elle appréhendait en particulier très vivement qUC SB DSI SenCC a la séance d'ouverture «le la S<-nuiuic sociale «le Saint l.tienne et les quelques mots
prononcés an banquet qui l'a suivie, puissent être présentes comme une sorte de démenti, une manière ^c réparation
rendue nécessaire par L'article de. M. < '.harles Maurras annonçant sa nomination episcopalc.
Mgr Tenoua tenu à hien préciser que si un article 1 a\ ait inféode a un parti, il n'aurait pas attendu aussi longtemps pour envoyer la rectification nécessaire. Mais l'article pré- Cité <ic M. Maurras, témoignage de La reconnaissance d'un
ancien élève que Sa Grandeur trouvait seulement trop élogieux pour sa personne, était d'une correction irréprochable au point de vue politique.
« Il ne le représentait pas comme l'adversaire des tendances sociales de M. A. Boissard et rappelait au contraire ses relations avec lui et avec d'autres anciens élèves restés ses amis, dans toutes les nuances de l'opinion, et parmi lesquels on compte même plus d'un fonctionnaire républicain.
« Mgr l'évêque de Moulins a fait observer qu'il n'a fait à Saint-Etienne aucune déclaration spéciale sur les questions de détail et les tendances sociales souvent très complexes qui peuvent diviser les catholiques. Il a seulement rappelé, en termes généraux, le devoir social de la charité matérielle et morale. A l'occasion de ses relations avec M. A. Boissard, il s'est plu à mettre en évidence les grands exemples donnés sous ce rapport à Aix par sa famille et en particulier par son illustre père.
« Nous croyons avoir reproduit avec exactitude les explications que Mgr Penon a bien voulu nous donner. Mais ce que nous sommes incapables de traduire, c'est son exquise bonté, sa paternelle condescendance, son souci de rendre justice à tous et de ne peiner personne.
« Nous nous félicitons de pouvoir reproduire cette conversation pour rendre hommage à la vérité, pour donner satisfaction à un évêque vénéré, et nous pouvons dire maintenant profondément aimé, et aussi parce qu'elle est une traduction vivante des préceptes de l'fcvangile, un parfait modèle des controverses que nous devrions avoir entre catholiques. »
à la page I
LA POl CATHOUQ1 B Kl L'ACTION FRANÇAISE
titre, le comte Bernard d a pubUé dans
/Action française (la i> ï ruai //y/ ï, f article suivant :
On parie beaucoup dans an certain monde qui i • «lit fret catholique, des » dangers de V Action J
. comme <»n pourrait le croire, des dangers que courrait
l'Action Iran i mi < * 1 1 parlerait avi'C joie, il l'agi! <le
i • n\ qu'elle présente, sssure-t-on, pour 1rs catholiques et l'on aiiecte de s'en montrer extrêmement ettn
qui ne seraient rien «le moins que la perte
de la toi et la corruption «les ino-urs. sont prés une
particulièrement pressants et depuis quelque temps les articles, les libelles et les correspondai Multiplient où
ils sont décrits avec on grand luxe de détails et un grand douleur.
il v a déjà longtemps qu'on a essayt de cette tactique, avec beaucoup d'autres. Bile apparaît peut-être la meilleure après que les autres <>m échoué: ne pouvant avoir rs contre la doctrine politique de Y Action /rem rabat sur les tppiéhenalons que l'on rcul (aire naine dans le public et im spécule sur un très nub juste conseil
que i nglise donn I ses (niants : Pair le danger pour ac
point risquer d v périr.
constitué un dOSSl
Dans cette matière, nous avons été souvent retenus par une discrétion qui s'imposait: rien ne nous aurait paru plus indiscret que l'étalage public de cas de conscience souvent douloureux et l'avantage que nous aurions pu en tirer ne nous a jamais paru une excuse suffisante. Il s'est trouvé néanmoins que parfois les circonstances ont rompu le silence que nous avions gardé ou que les intéressés euxmêmes ont voulu rendre hommage à la vérité.
C'est ainsi que le i5 novembre 1908 notre revue publiait le récit d'un de nos Ligueurs revenu à la pratique catholique et qui attribuait à la doctrine de Y Action française le mérite de ce retour. Dans le journal, on trouve à de nombreuses reprises l'annonce de l'entrée dans les ordres de Ligueurs ou de Camelots du Roi : en 1908, André Le Roy, au scolasticat de la Compagnie de Jésus ; en 1909, Joseph de Nailly et Emmanuel du Lac, au séminaire de Versailles ; René Bourges, au séminaire de Rennes ; Jean Ferrie, au séminaire de Montauban ; en 1910, Depeyre, au séminaire français de Rome ; José de la Colombière, au noviciat des Chartreux exilés en Espagne ; Pierre Dumolin, au séminaire de La Rochelle; Pierre Dumesnil-Leblé, au noviciat des Dominicains ; en 191 1, Jules Chauvet, chez les frères Mineurs, exilés en Luxembourg ; en 1912, Cayron, au noviciat des Pères blancs ; Louis de Morant, entré chez les Bénédictins ; Georges de Viviès, chez les Bénédictins de la congrégation cassinienne de la stricte observance, exilés en Espagne ; Henri François, chez les Capucins ; Henri Poignet, lieutenant d'artillerie, au séminaire d'Orléans.
Voilà comment Y Action française occasionne la perte de la foi catholique. Nous ne parlons pas de notre ami L..., ce jeune protestant de Neuilly, qui abjura l'année dernière.
En fait, il est constant, d'ailleurs, que l'immense majorité de nos Ligueurs pratique la foi catholique comme le faisait l'héroïque Jean Gabolde, enseigne de vaisseau du Léon- Gambetta, mort glorieusement le 25 septembre 191 1 dans la catastrophe de la Liberté, quand il accourait porter secours aux victimes.
Nous apporterons encore un fait nouveau au dossier de cette discussion. Nous l'empruntons au bulletin d'un patronage d'un diocèse du Sud-Est qui l'a publié sous ce titre : Signe des Temps.
312 M'iTMiiu. m
st mu- histoire 1 >i«-n touchante que celle que nom
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.un. luis.mt où 11 le veut l< s imei <iu II mes
: la lisant, comprendront ce que peut Sire 1 a< l .1 un jeune chrétien sur mi eam
/ .1 |£ lilsd'un socialiste Unifié, farouche anticl.
el il a toutes lee ld< i père. A dix-huit ans, il
jamais entendu parler <!•• Dieu et de I I itrement que
par des moqueries el des blasphémée Le catholique est pour lui un ImbéV [le, el le prêtre un exploiteur du-
lité humaine, Bt raid que, dans an atelier, il se trouv< contact avec on jeune catholique qui, entouré d Unplee <t méchants, défend avec bravoi >i attaquée et
les Idées politiques de V Action françaUe. Notre jeune anti cléricaJ est frappé de cette conviction el et ne
peut se défendre d'admiration piorit il f*t attiré par /«•>
bientôt il 3 est convi lié enven le catholi-
cisme disparaît en même t. mps. i i \ite «lu
changement survenu: dès lors, c'est une persécution continuelle, que le jeune bomme aupp ralllance et qui n'a qu'un résuit it celui de l'ancn r ds dans <l< s [idées qu'il croit bonnes. Sur ces i >n jeune e tombe gravement malade <t la mère, qui ■ gard< enfance une certaine religiosité, a ridée de ladre brûler un « N.»tie Dame de Fourvière Le lendemain, l'en \a tnieui ei guérit /... est frappé; poussé par la curioa il s.- rand quelquefois I Pf. i I assl a comprendre, ans cérémonies d< l'église, les trouvent belles,
Sent j'en a peu s. s préjugés ili l n'est pas
la loi Les cil-constances ramènent également dans une
usine on travail aent on jeune homme fréquentant
on patronage catholique / .. ■ convertir ce dernj
v politiques ,-t tt y a r irfe de 1 HcU,
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douter, par son exemple el ses paroles, il achève L'œuvn de
Dieu. La e bientôt les ,i, bx amis, mais /
oublié «e que lui a dit son camarade. Le hasard d une
rencontre | peut on parler de hasard dans nue <\\w re si bien Conduite?) lui lait faire la connaissance d'un catholiq
qui organise une retraite fermée. <■ Je veux en être, » demande Z... Ses camarades avertissent l'organisateur. <• Vous savez, Z... n'a pas fait sa première communion ; nous ne savons même pas s'il est baptisé. » Z... interrogé, déclare qu'il est baptisé et tire de sa poche son acte de baptême trouvé par lui miraculeusement dans un tas de vieux papiers que sa mère allait mettre au feu. De suite, l'organisateur de la Retraite le met en rapport avec un prêtre, ami des jeunes gens, qui instruit sommairement le néophyte, surpris de son attention et de son désir de savoir. Et il y a quelques jours, entouré des retraitants, ses amis, Z..., l'âme inondée de bonheur, se rencontrait pour la première lois avec son Dieu dans le sacrement de son amour. »
Aucun commentaire n'est utile à cette belle histoire, mais j'ajouterai quelques détails : la retraite fermée dont il est question était organisée par un ligueur de Y Action française : c'est lui qui a donné à Z... les leçons de catéchisme dont il avait besoin ; si le prêtre qui prêchait la retraite a cru pouvoir admettre Z... aussi vite à la première communion, c'est que celui-ci avait donné « sa parole de Camelot du Roi » de poursuivre ensuite son instruction religieuse. Cette garantie avait paru suffisante au vénérable ecclésiastique pour solliciter de l'autorité la permission d'aller plus vite en besogne que l'on n'aurait fait dans un cas habituel.
Nous ne tirons de ce retour à Dieu aucune vanité, nous nous en réjouissons profondément comme catholiques, nous éprouvons une grande douceur à y voir uu heureux présage pour d'autres dans l'avenir et nous nous sentons assez rassurés sur <« les dangers de Y Action française ».
Bernard de Vesixs
M. Louis Dimier ma écrit à la mi-novembre igi3 :
« Sur quatre élèves de V Institut catholique de Paris entrés « au séminaire à l'automne de igi3, trois sont de Z' Action « française. Xotre ami Léon Challamei, secrétaire général « adjoint des étudiants de l'Action française pour Vannée sco- « laire écoulée (igi2-igi3) est entré au séminaire d'Issy. — « Delalande, élève de Louis-le-Grand, chassé en raison des « chahuts Millot-Madeyrand, le professeur anti-militariste; et
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(juc / m préparé osj bac€ataurémtt est entré sa /><•///
nuire de Gonftmm
Le Lecteur ad prié de coiiaidérer que Louis Dimi comme Bernard <i«- Vesins, cité des nome connus et des circonstances précises. Ce procédé reposera «lu système des petites feuilles diffsjnatoires Intitulé [Action frança elle pour ou contre lu religion . dam Lesquelles on ■ ru défiler <1* s êtres bisarres lignant des noms <l<- Lonis Martin.
Louis Brauniont. Léon Maurice. Louis Duhar, «les âneries
grossières dont le langage infirme et le style uniforme
trahissent un peu trop l*nnlté de conception et de rédaction.
à la page iOÎ